19.05.2012

Petit Poilu : une nouvelle série BD à regarder (sans texte)

Petit Poilu est un personnage curieux, optimiste et courageux qui plonge dans des aventures extraordinaires, sur le chemin de l'école.

Il tord le cou aux idées reçues et apprend la vie en s'initiant aux relations humaines :

comment réagir face à un adulte trop autoritaire, quelle place avoir dans un groupe, la peur de la différence et ses dérives collectives, comment choisir les bons amis, affronter ses peurs,...

Certains volumes se concluent par une explication de ce qui est arrivé à Petit Poilu et par un petit message qui fait grandir d'un poil .

Ces thèmes importants sont abordés  de manière intelligente et drôle. Les questions posées sont intéressantes et peuvent déclencher des discussions avec l'enfant.

Les vignettes colorées, les dessins clairs et lisibles permettent à des enfants, dès 4 ans, de la regarder.

Ca alors!, ça tombe pile poil, nous avons 8 tomes disponibles pour vous en section jeunesse - cote BDJ BAI

En voici quelques uns :

 

15.05.2012

L'heure du livre et du conte

 le mercredi 30 mai, à 16 h

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Quel plaisir de découvrir les histoires judicieusement choisies, que Marie-Noëlle et Geneviève racontent aux enfants de 3 ans et plus, accompagnés de leurs parents !

Elles chantent aussi plein de comptines amusantes, alors venez faire leur connaissance ou les revoir


Cette animation est proposée en collaboration avec l'association "La Maison du soir".

 

N'oubliez de vous inscrire à la séance au moins 1 semaine avant, en téléphonant au

05-63-76-85-85 ou par mail : centreculturel81@yahoo.fr



12.05.2012

Roman : Apprendre à finir

Apprendre à finir de Laurent Mauvinier
Coup de coeur d'Annie, fidèle lectrice

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Il avait une maîtresse, elle le savait, ils se disputaient, elle l'attendait quand il allait rejoindre "l'autre" et puis ce fut l'accident.
Il est alité, dépendant, elle le soigne, sachant sa dépendance et le pouvoir qu'elle lui confère.
Mais la peur est là.
Décrivant par quelques mots tout un milieu social mais surtout rentrant dans l'esprit de cette femme, Mauvinier plonge au coeur de sa souffrance, de son esprit torturé par la peur de perdre l'être aimé, de ce qui fût et ne sera peut-être plus.
Ecriture destructurée, originale et aussi torturée que la narratrice. Bouleversant.
Très surprenant que ce livre ait été écrit par un homme.
 Cliché peut-être?
 

10.05.2012

Pont de l'Ascension

 

La Médiathèque sera fermée du Jeudi 17 au Lundi 21 mai 2012

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Réouverture le Mardi 22 mai à 14h

Bon Week-end à tous !

09.05.2012

Roman : Les souvenirs

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« Je voulais dire à mon grand-père que je l’aimais, mais je n’y suis pas parvenu. J’ai si souvent été en retard sur les mots que j’aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l’écrit, maintenant. Je peux le lui dire, là »

J'avais déjà beaucoup aimé le roman "La délicatesse" de cet auteur, chroniqué ICI.

Celui-ci m'a profondément touchée par cette écriture qui semble si naturelle et spontanée et empreinte de tant de sensibilité. David Foenkinos ne fait pas l'unanimité chez ses lecteurs mais reconnaissons-lui cependant l'art de toucher le coeur des gens par le biais de thèmes chers à nos préoccupations quotidiennes. L'amour, la mort, les liens familiaux...Ses tâtonnements, ses réflexions, ses visions souvent humoristiques ou décalées de la vie nous renvoient à nos propres questionnements et incertitudes. Son personnage central se positionne en véritable anti-héros et pourtant, cet être fictif-là va parvenir à nous convaincre de l'héroïsme de nos vies. Car une pensée récurrente dans ce roman, celle de la vacuité de nos existences, nous propulse étrangement au premier plan d'actes héroïques insoupçonnés et cependant quotidiens : "...je me disais que c'était peut-être ça, le héros moderne : l'homme qui se lève tous les jours pour aller travailler, l'homme qui s'occupe de son enfant, l'homme qui planifie les vacances en famille, l'homme qui pense à payer à temps la taxe d'habitation ou l'assurance de la voiture. Il y a de l'héroïsme à vivre cette folie épuisante du concret."


Les Souvenirs / David Foenkinos

éd. Gallimard, 2011

cote R FOE

06.05.2012

Un roman policier suédois assez particulier

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Je n'avais pas lu "L'heure trouble" de ce même auteur, quand j'ai emprunté ce roman policier à la médiathèque et je ne connaissais pas Johan Theorin, mais la 4ème de couverture m'a attirée. Elle indiquait : "Comme dans L'Heure trouble, son précédent roman salué par la critique internationale, J. Theorin nous emmène dans l'île d'Öland à l'atmosphère si étrange. Les Westin, une famille de Stockholm, ont décidé de s'y installer définitivement. Quelques jours après leur arrivée, Katrine Westin est retrouvée noyée. Son mari s'enfonce dans la dépression. Alors que d'inquiétantes légendes autour de leur vieille demeure refont surface, la jeune policière chargée de l'enquête est vite convaincue que cette mort n'est pas accidentelle..."

Je ne suis pas une fana des histoires fantastiques aux récits fondés sur les dialogues avec l'au-delà. Mais, dans ce roman policier, Johan Theorin réussit la prouesse d'une intrigue bien menée qui se déroule dans un univers scandinave assez surprenant. La description de la maison où les événements ont lieu contraste par sa chaleur avec l'univers désolé qui l'entoure. Les légendes liées à la construction des deux phares et de la maison des gardiens concourent à rendre l'atmosphère encore plus pesante, de même que le désarroi de cet homme qui a perdu sa tendre moitié.

Une intrigue bien menée qui aboutit à une conclusion assez surprenante dans un univers dépaysant !

Empruntez-le à la section "Adultes".

Il est rangé dans le rayon des Policiers à la cote RP THE


03.05.2012

Roman : Le rapport de Brodeck

Le rapport de Brodeck de Philippe Claudel
(Critique proposée par Annie)

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Parce  que Brodeck a fait des études ou tout du moins que  c'est lui qui en a fait le plus au village, des habitants lui demande de rédiger un rapport sur un évènement qui s'y est produit.
Et là, nous rentrons dans l'univers de Claudel, qui nous dévoile peu à peu l'intrigue. Ce livre sent la forêt, l'attente et la barbarie " ordinaire "des hommes.
Belle écriture pleine d'humanisme dans cet univers dont il est difficile de se détacher. Et sans doute, le danger nous semble être toujours là.Il est de ces livres qui nous laissent en éveil.
Et puis, une femme lumineuse, comme dans Les âmes grises que j'ai lu en suivant, avec le même bonheur, pressée de le retrouver.
J'ai également lu de cet auteur La petite fille de Mr Linh et je crois que je n'en resterai pas là !

Les romans de Philippe Claudel sont disponibles
à la section des "Adultes" à la cote R CLA

27.04.2012

Exposition Journaux Des Lecteurs

"Faire de chaque enfant un lecteur assidu suppose de lui donner d'abord les moyens d'une relation plus intime avec le livre en privilégiant continûment sa propre réception.

 L'inciter à garder la trace de cette réception, c'est en reconnaître la valeur, c'est aussi permettre à l'élève de construire son identité personnelle , et de mesurer, au fil des années et des livres, l'évolution de son imaginaire, de sa sensibilité, de son intelligence. D'une certaine manière c'est lui permettre de se lire lui-même au miroir qu'il garde de ses propres lectures.

journaux des lecteurs

 Cette trace pourra être de toute nature : dessin commenté ou non, réaction d'humeur, d'humour, d'amour, florilège de citations, portrait ou caricature de personnage(s), poème, chanson, aveu d'incompréhension ou d'émotion, relevé de mots inconnus, drôles, émouvants ou insolites, extrait de rédaction, lettre à l'auteur d'admiration ou de contestation, identification à un personnage expliquée ou non, reprise d'un épisode ou réécriture modifiée d'une péripétie ou d'un épilogue, analyse ou commentaire, pastiche ou parodie, lien avec des lectures personnelles, mise en relation de parallélisme ou d'opposition avec le vécu individuel...

 Le Journal du Lecteur est évolutif au fil des années et existe pour être conservé. L'élève est libre d'en faire ou non un bel objet mais il doit y être encouragé."

Exposition à découvrir salle Jacques Brel

du vendredi 27 avril au mercredi 16 mai.

Venez nombreux !!!!

Roman : Avant d'aller dormir

s.j. watson,amnésie,douteAvant d'aller dormir de S.J. WATSON

Christine se réveille dans une chambre inconnue, aux côtés d'un homme qu'elle n'identifie pas. Lorsqu'elle se regarde dans le miroir de la salle de bain, elle y voit le reflet d'une femme de 47 ans, marquée par l'âge, alors qu'elle pense être une célibataire de 25 ans.

Au fil du récit, nous apprenons qu'elle souffre d'une forme rare d'amnésie, suite à un grave accident survenu une vingtaine d'années auparavant. Le matin, lorsqu'elle se réveille, elle n'a plus aucun souvenir de ce qui s'est passé la veille.

Qui est-elle réellement ? A-t-elle eu des enfants ? Si oui, où sont-ils ?

Pourquoi décide-t-elle de consulter un neuropsychologue à l'insu de son mari, Ben, qui se montre pourtant très attentif et très compréhensif au sujet de sa maladie ? Sur les conseils du docteur Nash, elle entreprend de noter tous les événements de la journée afin qu'au petit matin elle puisse retrouver trace de ce qu'elle est, ce qu'elle a fait la veille ou les jours précédents. Pourquoi rédige-t-elle ce journal de bord en cachette ?

Christine apprend qu'elle a séjourné à plusieurs reprises dans des cliniques psychiatriques où les médecins ont diagnostiqué une tendance à la fabulation et à la paranoïa. Tout au long du roman, le lecteur comme Christine se demande si elle affabule ou si elle est manipulée. Par qui ?

L'auteur parvient à nous faire entrer dans la peau et dans l'esprit de son héroïne et à partager ses doutes, ses faiblesses, ses interrogations. Nous la suivons sans pouvoir lâcher ce livre avant d'avoir le fin mot de l'histoire...

N'oubliez pas d'emprunter ce livre à la section "Adultes" (cote R WAT),

AVANT D'ALLER DORMIR...

17.04.2012

Feuilleton : 3ème épisode

La "hantise" de la médiathèque

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Le fantôme a été dérangé lors de notre arrivée matinale dans les locaux du centre culturel. Nous avons couru derrière lui mais il est agile et s'est enfui en traversant les murs. Notre seul butin : un drap ! Anthony, fidèle lecteur depuis les âges farouches peut témoigner : nous avons exposé le drap au secteur multimédia.

Donc, la médiathèque est dans de jolis draps, ma foi ! Nous l'avons tout de suite reconnu ! Ce fantôme qui ne manque pas de goût, s'est drapé dans sa dignité et dans le drap peint par les enfants lors d'un atelier peinture animé par Sylvie.

Nous le soupçonnons d'ailleurs d'avoir brouillé les ondes et de perturber le fonctionnement des postes récemment déposés dans les salles par le grand barbu au manteau rouge...

La brigade des enquêteurs est sur l'affaire !

 


13.04.2012

Roman : Frago, l'invention du bonheur

Helvet, fidèle lecteur, nous fait part de son dernier "coup de coeur" :

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J'ai beaucoup aimé l'ouvrage de Sophie Chauveau : "Fragonard, l'invention du bonheur".

A la fois récit et biographie, voici 400 pages passionnantes, où, dans un environnement historique toujours présent, le fonds et la forme contribuent à  évoquer le difficile, parfois improbable parcours d'artistes-peintres dont  la célébrité reste intacte, et qui sont alors confrontés aux bouleversements politiques, institutionnels, sociaux et culturels liés à la fin de la monarchie. C'est l'heure de la Révolution, de ses avancées, de ses excès aussi.

A déguster sans modération.

Ma note :

  Ce livre est disponible à la bibliothèque des adultes, cote R CHA

Quatrième de couverture

Paris 1761, dans le rougeoiement crépusculaire de la monarchie, une couleur nouvelle apparaît, un « jaune vie » éclatant, qui va révolutionner d'un sourire l'art pictural. Fragonard invente le bonheur... et Sophie Chauveau, avec le talent si particulier qui est le sien, brosse avec un formidable luxe de détails, la fresque foisonnante et méconnue de ses soixante-quatorze années d'existence.

Du soleil de Grasse aux ruelles lugubres de la capitale, des ateliers de Chardin ou Boucher à l'école de Rome, d'un Louvre totalement inconnu, véritable cité des artistes, aux intrigues assassines des salons du Paris pré-révolutionnaire, des horreurs de la Terreur aux diktats imprévisibles de l'Empire, Jean-Honoré Fragonard traverse miraculeusement un demi-siècle de chaos.

Éternel amoureux d'une famille recomposée très particulière et de la ribambelle d'animaux qui l'entoure, Fragonard est le jouet des caprices des puissants mais ne se soumet qu'à son seul désir : peindre. Précurseur des impressionnistes, premier conservateur du futur musée du Louvre par la grâce de Napoléon avec le soutien actif de David, il pose un regard nouveau sur l'amour, ivre de couleurs et de lumière. « Frago » comme il signe lui-même ses oeuvres, aura toujours choisi la voie faussement futile de la légèreté. Certains historiographes de l'art ne lui ont jamais pardonné. Sophie Chauveauu balaie leurs doutes avec jubilation et une profonde tendresse.

11.04.2012

Un bel album pour les petits ré-édité

  MONTRE-MOI ! de Marie HALL ETS - Ecole des Loisirs, 2011

 

9782211206938.gifQuel plaisir de découvrir cet album, paru pour la 1ère fois en 1965 aux Etats-Unis, édité en  France en 1980 sous le titre " A ma façon" et ré-édité en 2011 sous ce titre.


C'est un album intemporel, aux superbes illustrations en noir et blanc, qui contrastent avec le texte,  écrit en rouge.

Un petit enfant imite les animaux de la campagne qu'il rencontre : il marche à pas feutrés comme le chat, saute comme le lapin, se tortille comme le serpent,... et court, à sa façon, pour rejoindre son papa.

Un album à lire et à partager avec l'enfant (ou un groupe d'enfants), qui se prête parfaitement à des activités ludiques et de motricité : on a envie de s'amuser aussi à mimer ces animaux.

 

Pour les enfants à partir de 3 ans 

En section jeunesse - cote A ETS

06.04.2012

Expo de printemps

Les pays du monde vus par

l'Atelier Carmausin des Amis des Arts

Affiche expo printemps 2012.jpg

Du Vendredi 13 au Samedi 21 avril 2012

Salle Jacques Brel.

Pour avoir un aperçu en photos,

cliquez sur ce  lien

03.04.2012

Un roman décalé

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Partie commune / Camille Bordas

éd. J. Losfeld, 2011

cote R BOR

"La maison des Manin est à vendre. Après avoir abrité trois générations d’une famille désormais éclatée (...) elle sent bien qu’elle s’affaisse, qu’elle tombe en ruines, et d’ailleurs, les maisons voisines le lui rappellent constamment. Elle attend ses nouveaux propriétaires. Au fond, comme toutes les maisons, elle cherche la compagnie des hommes, un peu de chaleur, un peu d’action. Aussi, quand Hector, un metteur en scène peu bavard, arrive avec à sa suite sept comédiens déterminés à la transformer en théâtre, la maison se voit déjà en haut de l’affiche. Elle se laisse aller à tous les travaux que ses nouveaux occupants jugent nécessaires, et sa transformation progressive suscite la curiosité générale au village, ce qui n’est pas pour lui déplaire. D’abord irritée par la présence d’Isis, une nouvelle recrue d’Hector, la maison va peu à peu se faire apprivoiser par cette comédienne accidentelle au parcours chaotique, et composer avec le reste de la troupe une pièce unique dont elle sera bien plus que le décor."

Une histoire un brin déconcertante (la parole est parfois donnée aux objets, notamment une maison, personnage quasiment central de l'histoire qui vit, qui parle et qui a de plus un caractère certain...), avec un déroulement assez imprévisible et des personnages tous aussi curieux, atypiques ou énigmatiques les uns que les autres, attachants cependant.

Un roman singulier donc, combinant drôlerie, émotion et questionnements divers, qui entraîne le lecteur intrigué dans un développement assez fantaisiste.

Avec, en toile de fond, les bienfaits thérapeutiques que peuvent apporter la pratique d'un art, ici le théâtre.

A la différence de la rivière, dernier "personnage" du livre à s'exprimer (elle se plaint de passer trop vite pour se faire des amis et rêve de nous entraîner avec elle), on se laisse facilement emporter finalement, au gré du "flot narratif" imaginatif et original de l'auteur.

30.03.2012

Feuilleton : des fantômes à la bibli ? (2ème épisode)

Dernière nouvelle : la médiathèque est hantée !

Eh oui, les meubles se déplacent, les romans policiers se sont réfugiés dans le rayon des bandes dessinées, certaines encyclopédies se sont enfuies au fond de la médiathèque.

Le lundi, alors que le personnel profite de son dernier jour de repos, il paraît qu'on entend de drôles de bruits : des coups sourds, des vibrations... Le bâtiment résiste et tente de se rebeller. 

Les archivistes habituées au calme des vieux papiers se terrent dans leurs bureaux, n'osant affronter les esprits frappeurs qui ont envahi le bâtiment. Le mardi, les habitués ne se rendent compte de rien ou alors, ils craignent les fantômes !

A 14h, le mardi, trois tables sont percées. Bizarre, bizarre...

A suivre !