UA-29669809-3 Troc Cultures : Centre Culturel - Médiathèque de Carmaux : 05-63-76-85-85

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25.02.2017

DVD, coups de cœur du Club "Troc Cultures"

 269651.jpgUmrika

Prashant Nair Suraj Sharma Tony Revolori Prateik Babbar

DVD UMR

 

 

Les habitants de Jivatpur sont galvanisés par le voyage de l’un d’entre eux, parti conquérir «Umrika». L’Amérique, ils la découvrent à travers les cartes postales qu’il envoie. Mais quand il cesse d’écrire, son petit frère se lance à sa recherche.

 

Dépaysante et humaine, cette comédie dramatique est à la fois belle et poignante. Le film aborde des thèmes aussi graves que l'immigration, le fossé entre les cultures, le décalage entre grandes villes et la vie à la campagne. On se régale de la vision naïve et décalée de l'Amérique qu'ont les indiens du petit village. Dépaysante et humaine, cette comédie dramatique déconstruit habilement les fantasmes et mythologies des eldorados, quels qu’ils soient. Une jolie découverte illuminée par le comédien Suraj Sharma. Ce film sensible, généreux et bourré de charme traite avec subtilité des rêves d'évasion et de la fascination qu'exercent l'Amérique et les cultures occidentales sur des peuples privés d'opulence.

Prashant Nair aborde des thèmes aussi graves que l’immigration, le fossé entre les cultures, le décalage entre les grandes villes et la vie à la campagne, avec un humour teinté d’une réjouissante ironie. On se régale de la vision très naïve et décalée de l’Amérique qu’ont les Indiens du petit village.

21.02.2017

DVD, coups de cœur du Club "Troc Cultures"

Fatima_ORIGINAL.jpgFatima 

Philippe Faucon Soria Zeroual Zeroual Zita Hanrot 

DVD FAT

 

 

 

Fatima vit seule avec ses deux filles: Souad, 15 ans, adolescente en révolte, et Nesrine, 18 ans, qui commence des études de médecine. Fatima maîtrise mal le français et le vit comme une frustration dans ses rapports quotidiens avec ses filles. Toutes deux sont sa fierté, son moteur, son inquiétude aussi. Afin de leur offrir le meilleur avenir possible, Fatima travaille comme femme de ménage avec des horaires décalés. Un jour, elle chute dans un escalier. En arrêt de travail, Fatima se met à écrire en arabe ce qu’il ne lui a pas été possible de dire jusque-là en français à ses filles.

 

Ce film aborde avec subtilité plusieurs thèmes: l'adaptation, l'illettrisme, le racisme, l’intégration, le dialogue entre générations. Les actrices sont formidables. Le film est court et riche, profondément humain, émouvant et enrichissant. Un film touchant, lumineux et humaniste ! Le réalisateur pose un regard sobre et bienveillant tout en dénonçant les affronts du quotidien que subit cette femme. 

 

Philippe Faucon aborde la difficulté de l'intégration traité avec délicatesse et sensibilité. Aucune musique additionnelle ne vient ajouter un surcroît d'émotion, le scénario avance avec une infinie douceur. Le film nous séduit par sa profonde humanité. Il signe de beaux portraits, à travers deux générations, questionne l'identité comme la dignité. Ce film subtil et poignant pose des questions simples mais essentielles. Un attachant portrait de femme qui est aussi une subtile analyse sociale.

17.02.2017

Bande dessinée, coups de cœur du Club "Troc Cultures"

Josephine-Baker.jpgJoséphine Baker

Catel Muller (Dessinateur), José-Louis Bocquet (Scénario)

 

BD BOC

 

 

 

 

Entre glamour et humanisme, la vie tumultueuse de la première star mondiale noire. Joséphie Baker a 20 ans quand elle débarque à Paris en 1925. En une seule nuit, la petite danseuse américaine devient l'idole des Années Folles, fascinant Picasso, Cocteau, Le Corbusier ou Simenon. Dans le parfum de liberté des années 1930, Joséphine s'impose comme la première star noire à l'échelle mondiale, de Buenos Aires à Vienne, d'Alexandrie à Londres. Après la guerre et son engagement dans le camp de la résistance française, Joséphine décide de se vouer à la lutte contre la ségrégation raciale. La preuve par l'exemple : au cours des années 1950, dans son château des Milandes, elle adopte douze orphelins d'origines différentes, la tribu arc-en-ciel. Elle chantera l'amour et la liberté jusqu'à son dernier souffle. 

 

Catel Muller et José-Louis Bocquet poursuivent leur hommage aux femmes engagées qui ont marqué leur temps. Ils nous dressent le portrait d'une femme aux idéaux sociaux et politiques forts qu'elle défendra jusqu'à son dernier souffle. L'ouvrage revient sur des épisodes peut-être moins connus de la vie de Joséphine Baker, à commencer par ses nombreux engagements politiques. 

 

Portrait d'une danseuse originaire du Missouri devenue la première star noire mondiale et qui s'est engagée dans la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et dans la lutte contre le racisme. Joséphine Baker, chanteuse, danseuse, actrice, résistante, avait un seul but s'élever de la misère d'où elle est issue. Au-delà de l'image très stéréotypée de cette artiste, danseuse au costume exotique et au déhanché légendaire, les auteurs nous montrent à quel point elle était une artiste complète, accomplie, qui a traversé les nombreuses épreuves de son époque avant de parvenir à la reconnaissance.

 

La bande dessinée est séquencée en courts chapitres chronologiques, résumant les étapes importantes de la vie de l'artiste. Les dessins de Catel Muller rendent bien la luminosité de la danseuse avec une mention spéciale pour les visages étonnamment expressifs. Un roman graphique d'une grande richesse et qui rend un bel hommage à cette artiste talentueuse qui parvint à s'imposer en véritable icône. Un travail rigoureux et soigné.

11.02.2017

Bande dessinée, coups de cœur du Club "Troc Cultures"

5926435_1-0-387657754.jpgL'inversion de la courbe des sentiments

Jean-Philippe Peyraud (Dessinateur -Scénario)

 BD PEY

 

 

L’action se situe à Paris, de nos jours. Ça ne va pas trop fort pour Robinson. Son vidéoclub n’attire plus qu’une clientèle restreinte, sa petite amie déménage en province pour aller vivre avec un autre type. La nuit qu’il vient de passer avec Amandine se conclut sur une note ridicule. Son père débarque à Paris car il vient à nouveau de se fâcher avec sa mère, et en plus, sa sœur en province s’inquiète de la disparition de Gaspard, son fils de 17 ans. Il aurait pour maîtresse une femme plus âgée que lui. Or il se trouve que justement, sa voisine a également disparu. Amandine, de son côté, retrouve son amie Charlène, de retour du Pérou où elle a laissé son amoureux. Elle est à la recherche de son père biologique, un patron de vidéoclub. Si son amie s’inquiète de cette rencontre, elle l’est surtout à cause de ses résultats d’examens. Elle craint une ablation du sein.

 

Plusieurs personnages se croisent, se cherchent, se trompent. On comprend peu à peu leurs liens. Les méprises comiques s’enchaînent. Une BD moderne, réaliste, avec des personnages attachants qui font de leur mieux pour affronter leurs problèmes, leurs doutes et leurs sentiments. C'est une BD au ton de théâtre de Boulevard. Un album choral, très rythmé, très feuilleton. On ne s'ennuie pas.  Les personnages s'enfoncent dans des problèmes qui les dépassent mais gardent la tête haute et le sens de la dérision. Des situations improbables surgissent, les mauvaises nouvelles pleuvent. Le tout est agrémenté d'une bonne dose de cynisme et d'autodérision.

 

Le dessin est sec et plus on avance dans la lecture, plus les couleurs perdent leur clinquant. Le dessin est assez minimaliste pas de fioritures, on va à l'essentiel pour suivre ces personnages. Mais ce dessin en apparence si naïf nous trompe. Alors qu'on pense que le trait se contente d'effleurer des personnages, on prend conscience que l’auteur s'est attelé à nous livrer sincèrement, presque crûment, des individus fragiles, bourrés de doutes, cherchant à se protéger maladroitement des mauvais coups que leur réserve la vie. Les illustrations ne cherchent pas à surjouer les expressions naturelles.

 

Sous le vernis d'une comédie légère se cache une représentation sensible d'une société contemporaine un peu larguée. 

06.02.2017

Roman, coups de cœur du Club "Troc Cultures"

4987230_6_0c25_la-couverture-de-crepuscule-du-tourment-de_67faa5e7b03a48f2d1e2722d52a00223.jpgCrépuscule du tourment

Léonora Miano 

R MIA

 

 

De nos jours, quelque part en Afrique subsaharienne, au Cameroun peut-être, quatre femmes s'adressent successivement au même homme : sa mère, la femme a laquelle il a tourné le dos parce qu'il l'aimait trop et mal, celle qui partage sa vie parce qu'il n'en est pas épris, sa soeur enfin. À celui qui ne les entend pas, toutes dévoilent leur vie intime, relatant parfois les mêmes épisodes d'un point de vue différent. Chacune fait entendre un phrasé particulier, une culture et une sensibilité propres. Elles ont en commun, néanmoins, une blessure secrète : une ascendance inavouable, un tourment identitaire reçu en héritage, une difficulté à habiter leur féminité... Les épiphanies de la sexualité côtoient, dans leurs récits, des propos sur la grande histoire qui, sans cesse, se glisse dans la petite. D'une magnifique sensualité, ce roman choral, porté par une langue sculptée en orfèvre, restitue un monde d'autant plus mystérieux qu'il nous est étranger... et d'autant plus familier qu'il est universel.

 

Léonora Miano, c'est une voix libre , qui n'a de cesse dans son oeuvre de présenter l'Afrique Noire en dehors des clichés inhérents au traitement médiatique de base, sans pour autant sombrer dans un voyeurisme indélicat.

L'auteur décrypte les travers et les poncifs des différentes religions qui imposent leurs diktats, ordonnés par les hommes et imposés en particulier aux femmes pour les asservir. Quatre femmes se livrent à un homme, sa mère, son ex, sa compagne, sa sœur. Au fil de leurs monologues, apparaît l'histoire complexe d'une famille, ses secrets et ses non-dits. On entrevoit aussi un parallèle entre ces femmes, en recherche de liberté, d'émancipation et le continent africain.

Léonora Miano, nous plonge dans un monde de croyances, de magie et de superstitions. Son écriture est révélatrice d'un combat pour faire retrouver ses racines à un peuple qui s'est laissé déposséder de ses propres traditions. Une histoire poignante, une écriture particulière pour chaque femme, un livre dense et envoûtant. Une très belle écriture, lyrique, poétique au service d'une peinture tellement vrai des sentiments des femmes africaines.

04.02.2017

Roman, coups de cœur du Club "Troc Cultures"

 

Le-cas-Noah-Zimmerman.jpgLe cas Noah Zimmerman

Sharon Guskin   

RP GUS

 

 

Janie est une célibataire endurcie, alors rien de surprenant à ce qu’elle décide de garder le bébé conçu avec un parfait inconnu sur une plage en vacances. Mais quatre ans plus tard, élever seule le petit Noah ne s’avère pas être une mince affaire : cauchemars à répétition et troublantes références à des scènes de violence perturbent terriblement le garçonnet. Quand Janie le couche le soir, il réclame sa vraie maman et demande à rentrer chez lui… Aucun médecin n’est capable de diagnostiquer ce mal, alors quand Janie découvre l’existence d’un certain Dr Anderson, psychiatre ayant fait de nombreuses recherches sur la réincarnation, elle tente sa chance auprès de lui. Elle ignore cependant qu’Anderson est atteint d’aphasie (un trouble du langage assez rare) et qu’il est sur la sellette. Pour le docteur, le cas Noah Zimmerman pourrait renverser la tendance et lui permettre de briller enfin aux yeux de tous. Encore faut-il découvrir si Noah est véritablement habité par l’esprit d’un autre.

 

Un premier roman bien écrit, fluide, dont l'intrigue est bien ficelée et les actions s'enchaînent facilement. Une lecture hypnotisante. Ecrire sur la réincarnation n'est pourtant pas facile et nombreux sont les écueils à éviter pour que le livre ne prenne une dimension trop paranormale. Une histoire qui s’appuie sur des articles scientifiques issus de travaux de recherches universitaires et qui perturbe nos croyances. Un roman troublant où il est question de justice, non de vengeance.

 

Entre réalité et fantastique, entre un foisonnement de relations humaines et une enquête pleine de suspense et de rebondissements, le lecteur se laisse simplement emporter par les mots de l'auteur et cette histoire.

 

Ce polar permet au lecteur de se poser beaucoup de questions sur ce qu'il y a après la mort. Mais au-delà de ce thème, ce sont les drames familiaux qui sont mis en exergues. Comment vivre avec un enfant qui à des des besoins très spécifiques ?

31.01.2017

Roman, coups de cœur du Club "Troc Cultures"

    Désorientalebook_569.jpg

        Negar Djavadi  R DJA

 

 

 

 

 

L’auteur nous conte l’histoire mouvementée d’une épopée contemporaine, celle d’une famille de migrants iraniens qui fuit le régime du Shah. Un récit qui évoque avec humour et nostalgie l’Iran des années 1970, la France d'aujourd’hui, l’exil, l’homosexualité, l’identité et la transmission.

 

Kimiâ Sadr, née à Téhéran puis exilée en France, suit un protocole d'insémination artificielle pour avoir un enfant avec son amie, Anna. Dans la salle d'attente, elle se remémore ses souvenirs, sa famille, ses parents, opposés aux différents régimes en place.

 

Une femme d'origine Iranienne raconte son enfance dans une famille d'intellectuels opposants au régime. L’auteur nous fait voyager entre l'Iran d'hier et la France d'aujourd'hui grâce à la mémoire d'une jeune iranienne exilée. Ses pensées nous permettent de découvrir une part d'histoire de son pays natal à travers la vie de sa famille sur quatre générations. Le récit est captivant, il lie l'histoire de l’Iran, sa culture, ses nombreux problèmes politiques avec l'histoire compliquée et douloureuse de toute une famille, obligée de fuir la théocratie autoritaire d'après le Shah.

 

Un roman coloré, vivant, plein d'humour et de mélancolie. Un récit superbe très habillement mené entre présent et passé, sur la recherche d'identité. C'est un livre qui parle d'exil, de déracinement, de traditions, de liberté, de combats politiques, d'amour. Les petits plus sont les annotations que l'auteur a inséré dans le récit pour évoquer l’histoire de l'Iran. Ce voyage dans la personnalité d'un migrant est vraiment passionnant. La plume est superbe et la construction entretien le suspens.

14.01.2017

Rendez-vous du Club Lecture

Le Troc Cultures vous propose...

 

Des livres à partager

Des bandes dessinées à découvrir

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Des films à proposer

De la musique à échanger

 

Le prochain rendez-vous est fixé au:

Samedi 28 Janvier à 16 h,

(au premier étage de la Médiathèque)

01.01.2017

DVD, coups de cœur du Club "Troc Cultures"

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Whiplash DVD

Damien Chazelle Teller Miles Teller Simmons  ( DVD WHI )

 

 

Andrew, 19 ans, rêve de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s’entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d’intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher, professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l’excellence...

Le film brille par ses qualités d'écriture. Au fil d'un récit qui ne cesse de se réinventer jusqu'au twist final, les personnages se densifient, gagnent en complexité. Entre le jeune ambitieux et le prof castrateur, le face-à-face devient de plus en plus ambigu.

Le film est magnifiquement interprété avec un final extraordinaire. 

Un duel de musiciens passionnés qui tourne à l’obsession par l’abnégation de tout, dans la sueur et dans le sang, et dont l’objectif est d’atteindre la perfection coûte que coûte.

31.12.2016

DVD, coups de cœur du Club "Troc Cultures"

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Les Optimistes 

Gunhild Westhagen Magnor Goro Wergeland Eldbjørg Grøttum Lillemor Berthelsen

 (DVD 796.32 )

 

 

Les Optimistes est le nom d’une équipe de volley norvégienne hors du commun : les joueuses ont entre 66 et 98 ans ! Bien que ces mamies sportives n’aient pas joué un seul vrai match en 30 ans d’entraînement, elles décident de relever un grand défi : se rendre en Suède pour affronter leurs homologues masculins. Mais avant cela, il faut broder les survêtements, trouver un sponsor, convaincre l’entraîneur national de les coacher, mémoriser les règles, se lever au petit matin pour aller courir... Croyez-les : être senior est une chance, et ces «Optimistes » la saisissent en plein vol !

C'est un documentaire, tendre, comique et vivifiant, sur une équipe féminine de volley. Un film original et tendre, qui met de bonne humeur. Sa philosophie tient en une phrase : "Le bonheur vous fait paraître plus jeune." Une ode merveilleuse au bonheur de vivre encore. Le portrait d’une génération, de son attachement à certaines traditions familiales ou conjugales en voie d’extinction. Le sport amateur est envisagé avec sérieux. L’espace d’un instant, on oublie leur âge, leurs problèmes de santé, la mort qui plane. "Les Optimistes" vont de l'avant, mais n'éludent ni les maladies de l'âge, ni la maladie grave ou la perspective de la fin.

27.12.2016

DVD, coups de cœur du Club "Troc Cultures"

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Mustang

Deniz Gamz Erguven Günes Nezihe Sensoy Sensoy Doguslu 

( DVD MUS )

 

C'est le début de l'été. Dans un village reculé de Turquie, Lale et ses quatre sœurs rentrent de l’école en jouant avec des garçons et déclenchent un scandale aux conséquences inattendues. La maison familiale se transforme progressivement en prison, les cours de pratiques ménagères remplacent l’école et les mariages commencent à s’arranger. Les cinq sœurs, animées par un même désir de liberté, détournent les limites qui leur sont imposées.

Cinq jeunes filles osent s’opposer au mariage arrangé en Turquie. Débordant d'énergie, c'est une belle histoire sur une forme de résistance. A travers leur combat ses indomptables héroïnes expriment celui de toutes les femmes ! Deniz Gamze Ergü­ven signe un film politique sur le retour à un certain conservatisme dans une partie de la Turquie avec une finesse et une légèreté délicieuse alors que le sujet est grave et sensible. Un film fort, qui exalte le désir de vivre qui s’oppose aux interdits d’une société prise dans ses traditions.

 

20.12.2016

Roman, coups de cœur du Club "Troc Cultures"

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   L'insouciance

      Karine Tuil (R TUI)

 

 

 

En 2009, le lieutenant Romain Roller rentre d'Afghanistan après avoir vécu une liaison passionnée avec la journaliste et romancière Marion Decker. Souffrant d'un syndrome post-traumatique, son retour en France auprès de sa femme et de son fils se révèle difficile. Il continue à voir Marion, jusqu'à ce qu'il découvre qu'elle est l'épouse du grand patron de presse François Vély, 10ème fortune de France. Il fait la pluie et le beau temps dans le domaine de l'art, mais cela crée des envieux. Le métis Osman Djiboula a plein d'idées dans la tête, grimpe dans l'échelle sociale, d'éducateur de rue à l'antichambre à l’Élisée. Marion, journaliste et écrivain, connaît l'amour qui engendre de graves problèmes. 

 

Karine Tuil dresse ici le portrait d'une société actuelle dans laquelle le lecteur suit quatre personnages que sont Romain, Marion, Osman et François. Les héros de ce roman collectionnent les soucis ! Entre quête de pouvoir, amour, solitude et racisme, l'auteure aborde une multitude de sujets qui ne vous laisseront pas insensible. Mélant histoire d'amour, drame social, contexte politique, ses 4 personnages dresse un portrait sans concession de la France fragile, sécuritaire où les crispations identitaires soulignent la fin de l'insouciance. Des histoires de vie qui se télescopent, se déroulent dans des milieux très différents, de la noirceur et de l'amour. L'auteure s'empare des questions qui bousculent et questionnent le monde d'aujourd'hui et la société française en particulier : la guerre contre le terrorisme, la montée de l'antisémitisme, les réseaux sociaux, l'intégration, l'Islam radical. 

L'auteure ne caricature pas, elle décrit sans jugement, de façon parfois lapidaire, égratignant les médias, les réseaux sociaux ; Elle pose des questions importantes: peut-on échapper à ses origines, à sa condition sociale ? Quelle est à la conséquence de ses actes, n'est-on pas toujours rattrapé par son passé ? Qu’est ce qui fait notre identité ? Elle fait le portrait d'une société française marquée par les clivages raciaux, sociaux, religieux, des communautés qui coexistent sans vraiment communiquer et avec des a priori sur leurs voisins, une société marquée par des formes très accentuées de formatage social. C’est un livre sur la fracture sociale, l'identité, la place que chacun cherche à trouver dans une société dure et divisée.

17.12.2016

Bande dessinée, coups de cœur du Club "Troc Cultures"

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Zaï zaï zaï zaï

Grand Prix de la Critique ACBD 2016 

Fabcaro (BD FAB)

 

 

 

Pour n'avoir pu présenter sa carte de fidélité au supermarché, un auteur de bandes dessinées est confronté à un vigile avec qui il a une altercation. Il parvient à s'enfuir et sa traque par la police provoque une réaction en chaîne : les médias s'emballent, la société se divise. 

 

En usant d’un dessin minimaliste dans lequel les postures comptent plus que les visages et les détails, où les décors sont à peine posés, Fabcaro raconte une fuite en avant devant le réel qui joue sur les codes de notre quotidien, les détourne par l’absurde et nous interpelle.

De l'absurde militant qui interpelle. C'est une description très drôle de la façon dont le monde s'emballe et dont les gens, même ceux qui se disent tolérants, rejettent ceux qui ne suivent pas le courant. L'auteur fait surgir autour de son personnage en fuite, toutes les figures marquantes -et concernées- de la société (famille, médias, police, voisinage...) et l'on reste sans voix face à ce déferlement de réactions improbables ou, au contraire, bien trop prévisibles. 

14.12.2016

Roman, coups de cœur du Club "Troc Cultures"

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    Tropique de la violence

         Nathacha Appanah ( R APP)

 

 

 

Mayotte, petit bout de France perdu au milieu de l'Océan Indien où règnent la misère et la violence. Les voix des vivants et des morts se mêlent pour raconter le quotidien de l'île qui se cache derrière le décor de carte postale.

A Mayotte, Moïse, enfant rejeté par sa mère, est recueilli par une infirmière, Marie une jeune femme sans histoire. Quand il apprend la vérité sur ses origines tout va basculer. Moïse se révolte et tombe sous la coupe de Bruce, un chef de gang, et de sa bande, issus du ghetto de l'île. Il a 15 ans et se trouve dans un cercle vicieux, incapable de s'en sortir. C’est le début de l'enfer, de l'angoisse pour Marie.

Un roman bouleversant où à l''exotisme attendu, on découvre la misère et la désillusion. Le destin de Moïse est tracé dès les premières pages. 

Un ouvrage à plusieurs voix, où chaque protagoniste donne son point de vue de l'histoire. Ce livre extrêmement poignant est un roman-témoignage bouleversant et choquant. 

Cet ouvrage est un réquisitoire contre la misère, un appel au secours vibrant pour cette île abîmée, coincée entre pression migratoire et montée infernale de la violence. Une violence inouïe décrite avec un réalisme déroutant, effrayant. Plus qu'un roman, Natacha Appanah nous livre un réel témoignage des conditions de vie à Mayotte. Le texte est transcendé par une écriture magnifique qui sait retranscrire les beautés de la nature, des traditions et des croyances mahoraises. Un texte sauvage, tout à la fois beau et terrible.

11.11.2016

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Le prochain rendez-vous est fixé au:

Samedi 26 Novembre à 16 h,

(au premier étage de la Médiathèque)