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17.12.2016

Bande dessinée, coups de cœur du Club "Troc Cultures"

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Zaï zaï zaï zaï

Grand Prix de la Critique ACBD 2016 

Fabcaro (BD FAB)

 

 

 

Pour n'avoir pu présenter sa carte de fidélité au supermarché, un auteur de bandes dessinées est confronté à un vigile avec qui il a une altercation. Il parvient à s'enfuir et sa traque par la police provoque une réaction en chaîne : les médias s'emballent, la société se divise. 

 

En usant d’un dessin minimaliste dans lequel les postures comptent plus que les visages et les détails, où les décors sont à peine posés, Fabcaro raconte une fuite en avant devant le réel qui joue sur les codes de notre quotidien, les détourne par l’absurde et nous interpelle.

De l'absurde militant qui interpelle. C'est une description très drôle de la façon dont le monde s'emballe et dont les gens, même ceux qui se disent tolérants, rejettent ceux qui ne suivent pas le courant. L'auteur fait surgir autour de son personnage en fuite, toutes les figures marquantes -et concernées- de la société (famille, médias, police, voisinage...) et l'on reste sans voix face à ce déferlement de réactions improbables ou, au contraire, bien trop prévisibles. 

14.12.2016

Roman, coups de cœur du Club "Troc Cultures"

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    Tropique de la violence

         Nathacha Appanah ( R APP)

 

 

 

Mayotte, petit bout de France perdu au milieu de l'Océan Indien où règnent la misère et la violence. Les voix des vivants et des morts se mêlent pour raconter le quotidien de l'île qui se cache derrière le décor de carte postale.

A Mayotte, Moïse, enfant rejeté par sa mère, est recueilli par une infirmière, Marie une jeune femme sans histoire. Quand il apprend la vérité sur ses origines tout va basculer. Moïse se révolte et tombe sous la coupe de Bruce, un chef de gang, et de sa bande, issus du ghetto de l'île. Il a 15 ans et se trouve dans un cercle vicieux, incapable de s'en sortir. C’est le début de l'enfer, de l'angoisse pour Marie.

Un roman bouleversant où à l''exotisme attendu, on découvre la misère et la désillusion. Le destin de Moïse est tracé dès les premières pages. 

Un ouvrage à plusieurs voix, où chaque protagoniste donne son point de vue de l'histoire. Ce livre extrêmement poignant est un roman-témoignage bouleversant et choquant. 

Cet ouvrage est un réquisitoire contre la misère, un appel au secours vibrant pour cette île abîmée, coincée entre pression migratoire et montée infernale de la violence. Une violence inouïe décrite avec un réalisme déroutant, effrayant. Plus qu'un roman, Natacha Appanah nous livre un réel témoignage des conditions de vie à Mayotte. Le texte est transcendé par une écriture magnifique qui sait retranscrire les beautés de la nature, des traditions et des croyances mahoraises. Un texte sauvage, tout à la fois beau et terrible.

11.11.2016

Rendez-vous du Club Lecture

Troc Cultures ...

Des livres à partager

Des bandes dessinées à découvrir

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Des films à proposer

De la musique à échanger

 

Le prochain rendez-vous est fixé au:

Samedi 26 Novembre à 16 h,

(au premier étage de la Médiathèque)

16.09.2016

Venez rencontrer les auteurs Jérôme Camut & Nathalie Hug

Dans le cadre du club "Troc Cultures"

et en partenariat avec le salon du livre de Gaillac

la Médiathèque de Carmaux accueille 

 

Jérôme Camut & Nathalie Hug

 

Vendredi 30 septembre à partir de 18h

nathalie-hug-et-jerome-camut.jpg

Programme de la soirée:       gratuit.jpg

  • 18h: Accueil des participants 
  • 18h30: Rencontre des auteurs et dédicaces en présence du libraire
  • 20h: « auberge espagnole »

 

Jérôme Camut est un auteur de fantasy et fantastique. Son premier roman, "Le trait d’union des mondes", premier volet d’une trilogie intitulée "Malhorne" mêlant thriller et fantastique, paraît en 2002.  Depuis 2004, il écrit également en collaboration avec Nathalie Hug avec qui il publie, entre-autre, "3 fois plus loin" et le troisième tome des "Voies de l'ombre" (Instinct). Il figure également au sommaire de l'anthologie "Les coups de cœur des Imaginales" consacrée aux meilleures révélations françaises dans le domaine de la fantasy et du fantastique depuis 2004.

Nathalie HugCompagne de Jérôme Camut, Nathalie Hug a signé avec lui "Prédation et Stigmate", les deux premiers volets de la trilogie des voies de l'ombre, ainsi que "Les Éveillés", en 2008, "3 fois plus loin" en 2009 et "Les Yeux d'Harry" en 2010. Dans son premier roman solo, "L'enfant-rien", elle a imaginé un personnage naïf et inquiétant, à la voix singulière, aux questionnements bouleversants. Suivront " La demoiselle des tic-tac" et "1, rue des petits-pas".

 

Leurs romans sont à emprunter ou réserver à la médiathèque:

 

les éveillés.jpgLes murs du sang.jpgles yeux d'Harry.jpgles-voies-de-l'ombre.jpgMalhorme.jpgtrois fois plus loin.jpgw3.jpg

 

 

1 rue des petites pas.jpgla-demoiselle-des-tic-tac.jpg
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30.08.2016

Venez rencontrer les auteurs Jérôme Camut & Nathalie Hug

Dans le cadre du club "Troc Cultures"

et en partenariat avec le salon du livre de Gaillac

la Médiathèque de Carmaux accueille 

 

Jérôme Camut & Nathalie Hug

 

Vendredi 30 septembre à partir de 18h

 

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                       Programme de la soirée:        gratuit.jpg

  • 18h: Accueil des participants 
  • 18h30: Rencontre des auteurs et dédicaces en présence du libraire
  • 20h: « auberge espagnole »

 

Jérôme Camut est un auteur de fantasy et fantastique. Son premier roman, "Le trait d’union des mondes", premier volet d’une trilogie intitulée "Malhorne" mêlant thriller et fantastique, paraît en 2002.  Depuis 2004, il écrit également en collaboration avec Nathalie Hug avec qui il publie, entre-autre, "3 fois plus loin" et le troisième tome des "Voies de l'ombre" (Instinct). Il figure également au sommaire de l'anthologie "Les coups de cœur des Imaginales" consacrée aux meilleures révélations françaises dans le domaine de la fantasy et du fantastique depuis 2004.

Nathalie Hug, Compagne de Jérôme Camut, Nathalie Hug a signé avec lui "Prédation et Stigmate", les deux premiers volets de la trilogie des voies de l'ombre, ainsi que "Les Éveillés", en 2008, "3 fois plus loin" en 2009 et "Les Yeux d'Harry" en 2010. Dans son premier roman solo, "L'enfant-rien", elle a imaginé un personnage naïf et inquiétant, à la voix singulière, aux questionnements bouleversants. Suivront " La demoiselle des tic-tac" et "1, rue des petits-pas".

 

Leurs romans sont à emprunter ou réserver à la médiathèque:

 

  Les murs du sang.jpg    les éveillés.jpg   les yeux d'Harry.jpg trois fois plus loin.jpg

 

             Malhorme.jpg      les-voies-de-l'ombre.jpg       w3.jpg

 

                    1 rue des petites pas.jpg   la-demoiselle-des-tic-tac.jpgl'enfant-rien.jpg
  
  

31.05.2016

Les coups de cœur du Club "Troc Cultures"

Les lecteurs du Club "Troc Cultures" vous proposent deux romans, une bande dessinée et deux DVD sur le thème du "voyage" qu'ils ont appréciés:

 

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Larguer les amarres

Clément Bosson (910.41 BOS)

Études à l'étranger avec Erasmus, séjours linguistiques : Clément est de la «génération auberge espagnole». A l'heure du voyageur mondialisé et de l'aventure scénarisée, un voyage initiatique est-il encore possible? Clément veut en avoir le cœur net. Tiraillé par l'envie de sortir des sentiers battus, il s'élance pendant un an autour du monde avec ses deux meilleurs amis. C'est le début d'un rodéo étourdissant sur les routes d'Amérique, d'Asie et d'Afrique. Clément nous livre une belle réflexion sur le sens du voyage et de la rencontre. Il faut savoir abandonner ses repères pour en trouver de nouveaux. Se laisser aller à la douce folie de la route et voyager, vraiment.

Un récit qui vous mène aux quatre coins du monde... l'auteur parvient à retranscrire parfaitement les émotions du voyageur en quête d'aventure hors des "sentiers battus". On s'évade et ça fait du bien.... Ce périple de 3 amis prêts à tout pour réaliser le plus beau des voyages, est aussi celui de l'amitié et de la découverte des autres. Un voyage émouvant et poétique ! 

Il n'est pas question ici d'une liste de pays, de frontières ou d'exploit. Non, tout ce qui intéresse Clément, ce sont les rencontres avec les autres puis, comme un aboutissement, son rendez-vous avec lui-même. Il nous décrit ces êtres qu'ils croisent, leurs échanges, les anecdotes, les quiproquos et les sensations nées de ces rencontres miraculeuses, drôles, touchantes, toujours enrichissantes. L'Homme dans toutes ses fêlures, dans toute sa richesse et toutes ses différences. L'auteur s'interroge sur la notion et la valeur du voyage. Ce livre, remarquablement écrit, est sans conteste un splendide hymne à la liberté, au rêve et à la richesse intérieure de chacun.

 

Fin de roman en Patagonie

Mempo Giardinelli (910.4 GIA)Fin-De-Roman-En-Patagonie.jpg

Originaire des zones tropicales du nord-est de l’Argentine, Mempo Giardinelli décide un jour de partir pour l’inconnu : la Patagonie. Il s’embarque à bord d’une vieille Ford Fiesta en compagnie d’un ami, avec un budget de 2000 euros chacun et 40 jours de liberté. Ce voyage devient une vraie aventure faite de paysages et de rencontres exceptionnelles, peu à peu l'écrivain se remet à rêver et son roman prend un tour qu'il n'attendait pas. Récit de voyage tissé de morceaux de fiction, d’esquisses d’intrigues, d’amitié, de grandes discussions et de silence, ce livre est une invitation à la découverte de ce bout du bout du monde encore sauvage, en cours de destruction, mais peuplé de gens à l’hospitalité légendaire.

Prix Grandes Viajeros 2000, accordé à des récits de voyage.

Une aventure humaine et littéraire. L’auteur écrit des récits de vie, les paysages, ses souvenirs, ses rêves, évoque ses lectures. Dans  cette immensité au bout du monde il s’abandonne et livre l'intimité de  son écriture. Un récit de voyage faussement modeste, sincèrement érudit, curieux, bienveillant et plein d'humour, avec des rencontres parfois poignantes, parfois drôles, parfois les deux. C'est un livre très amusant et réaliste avec des descriptions de paysages de la Patagonie absolument fabuleuses. 

 

Corto Maltese - Tome 6 : En Sibérie

Corto Maltese - Hugo Pratt ( BD PRA)

corto maltese.jpgCorto Maltese, fils d'une gitane andalouse et d'un marin des Cornouailles. Une gueule, une personnalité, un destin. Une légende de la bande dessinée.  Corto a traversé le siècle et parcouru le vaste monde. Sa route a croisé celles de grandes figures de l'Histoire. Il s'est initié aux mystères de l'ésotérisme, frotté aux secrets de la kabbale et de la franc-maçonnerie. Mais s'est toujours voulu un homme libre, refusant tout embrigadement, gardant ses distances avec les dogmes et les drapeaux de toutes sortes. 

 1919 : Corto Maltese est à Hong-Kong. La situation est difficile : entre les réfugiés russes, les aventuriers, les contrebandiers, les sociétés secrètes comme les Lanternes Rouges, un Raspoutine délirant et paranoïaque et un guerrier fou qui se prend pour Gengis Khan, la partie n'est pas gagnée. D'autant plus qu'un trésor impérial et le coeur de la belle Changhaï Li sont en jeu.

Une bande dessinée d’une grande finesse et d’une grande beauté plastique. Un inoubliable voyage en steppe sibérienne avec  des rencontres fondatrices dans une Russie pré-révolutionnaire à feu et à sang. Corto trace son étrange route sans prendre parti. L’atmosphère qui règne dans ces pages de dessins, dans l'histoire évanescente est très prenante. Corto a un destin, mais il ne le maîtrisera jamais. Le voyage est tellement beau que l’on se laisse ballotter par les vagues et les courants. Amis lecteurs de Corto, ne cherchez pas à comprendre les histoires, laissez-vous porter, comme ce héros atypique, par le destin et ses méandres. La bande dessinée peut être une poésie.

 

L'EXTRAVAGANT VOYAGE DU JEUNE ET PRODIGIEUX T.S. SPIVET

 Larsen Reif (R LAR)  Jean-Pierre Jeunet ( DVD EXT) spivet.jpg

Adaptation du roman du même nom écrit par le jeune écrivain Reif Larsen publié en 2009. Il s'agit du premier roman de l'auteur américain.

T.S. Spivet, vit dans un ranch isolé du Montana avec ses parents, sa sœur Gracie et son frère Layton. Petit garçon surdoué et passionné de science, il a inventé la machine à mouvement perpétuel, ce qui lui vaut de recevoir le très prestigieux prix Baird du Musée Smithsonian de Washington. Sans rien dire à sa famille, il part, seul, chercher sa récompense et traverse les Etats-Unis sur un train de marchandises. Mais personne là-bas n’imagine que l’heureux lauréat n’a que dix ans et qu'il porte un bien lourd secret…

L’histoire est très prenante, touchante le tout parsemé par un drame inattendu. La réalisation de Jeunet est très soigné, les décors et paysages sont magnifiques ... Un joli film porté par un gamin authentique, dans un road-movie aux images splendides qui nous fait traverser les USA du Montana à Washington. La poésie recherchée par le réalisateur fonctionne, on passe du conte au parcours initiatique. Un vrai univers, extravagant, coloré et proche de la nature avec de très beaux paysages. Des images travaillées où la lumière et les couleurs nous enchantent tout au long de ce film. Une réalisation magnifique pour une histoire qui nous prend par les sentiments et qui nous réconcilie avec "l'Humain".

 

 THELMA ET LOUISE

 Ridley Scott (DVD THE)

thelma.jpgDeux amies, Thelma et Louise, frustrées par une existence monotone l'une avec son mari, l'autre avec son petit ami, décident de s'offrir un week-end sur les routes magnifiques de l'Arkansas. Premier arrêt, premier saloon, premiers ennuis et tout bascule. Un événement tragique va changer définitivement le cours de leurs vies.

Très beau film, les actrices sont formidables, les décors magnifiques et la bande originale est excellente ! Les deux filles sont très attachantes, on prend plaisir à suivre leur voyage parsemé d'ennuis. Un beau film au ton libertaire et féministe en opposition à une société machiniste. On retrouve tous les ingrédients d'un road-movie avec ses rebondissements et ses personnages pittoresques aux mésaventures étonnantes. La fin est inoubliable. Un film plein d'humour, de noirceur et suspens. Ridley Scott signe là une œuvre aboutie, tenue par des actrices incroyables, un visuel stupéfiant et une bande son aussi émouvante qu'entraînante. C'est vraiment une belle histoire d'amitié et de liberté, une virée sanglante empreinte d'humour et d'une pointe de mélancolie. 

 

Et pour finir les lecteurs vous proposent trois roman "hors thème" : 

 

Le livre des secrets

Fiona Kidman ( R KID)

 

kidman.jpgEn 1953, Maria vit depuis plus de cinquante ans, seule, dans la maison de famille délabrée. On la surnomme « la sorcière de Waipu », elle qui très jeune se rebella contre sa mère pour vivre sa passion avec un cantonnier. Mise au ban d’une communauté encore très respectueuse des strictes règles morales édictées par son sourcilleux fondateur – l’autoritaire et charismatique Norman McLeod, avec qui sa grand-mère Isabella quitta l’Écosse en 1817 –, elle a tout le temps de se pencher sur le passé. Après plus de trente-cinq ans de voyage à travers le vaste monde et quelques longues étapes, en Nouvelle-Écosse et dans l’île de Cap-Breton, sur les côtes d’Amérique du Nord, McLeod, que ses disciples appelaient l’ « Homme », décida, en 1854, que leurs tribulations prendraient fin sur cette côte du Nord de la Nouvelle-Zélande où Maria vit le jour bien des années plus tard. L’Homme qui guida là son peuple, convaincu de le conduire sur le droit chemin, reposait depuis vingt ans déjà dans le cimetière près de l’océan. Le journal tenu par sa grand-mère tout au long de sa vie aventureuse, et sur lequel Maria met la main, lui révèle pourtant l’envers du décor : s’y dessine non le portrait d’une diablesse dont elle aurait hérité les penchants pervers et indociles, comme sa propre mère tentait de l’en convaincre, mais celui de l’héroïne indépendante et téméraire que fut Isabella. Il fallait bien du courage en effet pour s’imposer face à un McLeod peu enclin à accepter chez ses ouailles des opinions individuelles, surtout quand celles-ci étaient des femmes. Et l’on comprend, au fil de cette formidable saga, que le Livre des secrets est celui de ces femmes qui, pour exister dans une communauté masculine et rétrograde, n’avaient d’autre choix que d’en contourner les préceptes.

 

A travers trois générations de femmes, on suit l'évolution d'une communauté de quelques centaines d'écossais partie des Highlands en 1817 et qui finit par s'installer définitivement à Waipu, Nouvelle Zélande, en 1854. le voyage fut donc long, parfois avec des étapes de plusieurs années en Nouvelle Ecosse ou sur l'ïle du Cap-Breton.

Ce livre est une histoire de transmission, d'héritage renié ou assumé, une histoire de femmes courageuses et émouvantes qui trouvent la force d'affirmer leur sensibilité, leur personnalité au sein d'un groupe ou d'une famille qui ne pense qu'à les amalgamer comme une pâte malléable. Ces femmes qui ont décidé d'être leur propre matériau nous offrent une très belle leçon d'émancipation. 

Ce roman nous fait découvrir, d'une part, l'histoire des immigrants fuyant la misère de l'Ecosse pour partir s'installer dans leur nouveau monde que sera la Nouvelle Zélande et d'autre part, les conséquences dramatiques de règles absurdes et obscurantistes édictées par les hommes qu'ont dû subir bon nombre de femmes. L’auteur parvient à nous transmettre les pensées, les troubles et révoltes de ses personnages. 

 

Vous parler de ça

Laurie Halse Anderson ( R AND) laurie-halse-anderson-.jpg

 

Melinda retourne au lycée après les vacances d'été et nous sentons que le monde autour d'elle s'est écroulé. Que s'est-il passé cet été pour qu’elle soit devenue cette adolescente renfermée et mutique, pour que toutes ses amies l'aient abandonnée? 

Dans ce magnifique roman, Laurie Halse Anderson mêle fines observations et portraits hauts en couleur pour nous entraîner dans la tête d'une adolescente isolée... Elle insuffle à son récit une énergie capable de soutenir son héroïne à travers sa douleur et provoque l'empathie... Le réalisme de la métamorphose durement gagnée de Melinda laissera les lecteurs touchés et inspirés. Un roman d'apprentissage bouleversant et captivant sur le mal-être adolescent et sur la violence qui régit parfois les comportements des ados. L'auteur livre un roman sur les non-dits, sur la difficulté de s'affirmer dans cet univers cruel, sur les conséquences d'une expérience traumatisante sur la vie d'une adolescente normale, avec finesse et tact. Un récit à la fois grave et drôle, tragique et attachant. Melinda est révoltée, cynique par moments mais tellement lucide sur la vie et la vie lycéenne plus particulièrement. Ses pensées sont très matures. Ce roman est drôle, émouvant, tragique et intéressant. 

 

Six fourmis blanches

Sandrine Collette  (RP* COL)

collette-fourmis-.jpgDans ces montagnes du nord de l’Albanie, le mal rôde toujours. Dressé sur un sommet aride et glacé, Matthias s’apprête pour la cérémonie du sacrifice de chèvres. Très loin au-dessous de lui, le village entier retient son souffle. A des kilomètres de là, Lou et ses cinq compagnons partent faire trois jours de trekking intense en haute montagne, sauf que la météo n'avait pas prévu d'avalanche et que cette ballade va s'avérer périlleuse voire mortelle.

L’auteure nous fait découvrir avec un suspens remarquable des personnages singuliers aux prises avec leur histoire. Un thriller original sur fond de ruralité et de croyances et pratiques odieuses.

L'auteur réussit à créer une ambiance oppressante et redoutable, la tension est palpable et va crescendo. On est emporté dans le tourbillon de ces pages et on est soufflé par ce scénario implacable. Alternant le récit entre Mathias et Lou, ce roman construit habilement, nous saisit et nous frigorifie par sa noirceur et cette nature si hostile et si inhospitalière. Au fur et à mesure que la randonnée avance, la montagne prend vie et devient un personnage à part entière du roman. Derrière sa majesté et sa magnificence se cache un tempérament tumultueux et impitoyable. Les paysages époustouflants cachent en réalité des pièges mortels pour les randonneurs égarés et le froid cinglant détient le pouvoir de faire perdre la tête aux plus vulnérables… Très vite, l'enthousiasme du groupe fait place à l'horreur. Tout le talent de l'auteur réside dans sa capacité à rendre le récit vivant et à créer une atmosphère oppressante, au réalisme convaincant. Elle capture ses personnages, mais aussi son lecteur, dans une spirale infernale qui nous laisse tremblants et déboussolés. L'écriture est simple, mais terriblement précise et efficace. Les phrases sont courtes, ciselées et créent un rythme de plus en plus rapide et angoissant. Le final est captivant, invraisemblable mais prenant.

 

25.03.2016

Les coups de cœur du Club "Troc Cultures"

Les lecteurs du Club "Troc Cultures" vous proposent deux romans, une bande dessinée et trois DVD sur le thème du "bonheur" qu'ils ont appréciés:

 

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Il est de retour

Timur Vermes (R VER)

Le journaliste et écrivain Timur Vermes imagine Hitler se réveillant à Berlin en 2011 presque soixante-dix ans après sa disparition. L’auteur fait un portrait au vitriol de notre époque en général, et de ses travers médiatiques en particulier. Le roman est à la première personne. La parole est laissée au Führer qui décrit dans un langage désuet, sa découverte d’une Allemagne radicalement différente. Ce décalage très drôle, montrera aussi un personnage sachant apprendre vite, après avoir été remarqué par un producteur et été invité sur des plateaux de télévision. « Il est de retour » est un énorme succès outre-rhin. Pour la première fois, le dictateur Nazi y est utilisé à des fins humoristiques, pour mieux faire le portrait à charge d’une Allemagne contemporaine peut-être devenue trop sûre d’elle-même.

Une satire aussi hilarante que grinçante qui nous rappelle que face à la montée des extrémismes et à la démagogie, la vigilance reste plus que jamais de mise. Avec cynisme et humour, ce roman donne à réfléchir. Ce livre est parfait pour dénoncer la récente montée du fascisme. Un livre complexe qui ne laisse personne indifférent. L'écriture paraît rude au début mais c'est finalement très bien écrit et par moments très drôle. L’auteur porte un regard critique sur la société actuelle avec des scènes savoureuses, une ironie mordante et un regard décalé sur notre société. Déroutant du début à la fin, Timur Vermes nous fait réfléchir mais surtout nous fait beaucoup rire. Le coup de génie du livre est de nous épargner un personnage caricatural pour le faire simplement réagir à une époque moderne dont il comprend les limites et les excès. 

 

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Maudit best-seller

Marc Kryngiel (R KRY)

Cyril Gramenk est un obscur romancier qui rêve de gloire. Pour se débarrasser d’un contrat qu’il ne veut pas honorer, il donne à son éditeur le manuscrit épouvantable qu'un admirateur lui a envoyé. À son plus grand étonnement, le livre est un succès. C'est là que les ennuis commencent; le retour d’une ancienne maîtresse et la découverte de l'existence d’un fils caché n'arrangent rien… Sa vie n’est plus alors qu’une succession de situations délirantes, hilarantes ou pour le moins surprenantes, pour le plus grand plaisir du lecteur qui jubile à chaque rebondissement, jusqu’au bouquet final.

Cyril est un drôle d'écrivain. Il est très loin d'avoir confiance en lui. L'écriture est d'ailleurs devenue un devoir épuisant qui n'a plus grand intérêt. La seule personne qui croit en lui et surtout voit en lui un écrivain de génie est son éditeur. Cyril en jouera énormément. Il se sait médiocre mais vu que son éditeur croit ferme en lui, autant en profiter pour lui soutirer tout ce qu'il peut. Cyril est un auteur moyen et l'assume en partie. Mais il excelle dans un tout autre art, le mensonge. Et là, tout le monde y passe : femme, banquier, éditeur, presse...et enfin l'Etat. Car cette histoire est une véritable descente aux enfers qui fait malheureusement sourire. Une situation en entraîne une autre et on ne voit plus comment Cyril va pouvoir s'en sortir. Un roman surprenant, inattendu, amusant. Une lecture incroyable et très divertissante ! Le roman est très prenant, et décrit avec brio les étapes destructrices d'un homme suite à une erreur fatale, le tout avec une écriture pleine d'humour et de légèreté. Le monde de l'édition y est présenté comme une jungle où le narrateur, assez veule, n'est pas de taille à affronter les dangers qui le menace, lui et les siens. Maudit Best-Seller est le récit d’une savoureuse dégringolade. On se prend d’emblée d’empathie pour cet anti-héros aussi touchant qu’agaçant. Avec son ton désinvolte et son humour ravageur, cette comédie noire est tout à fait réjouissante.

 

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Cadavre exquis

Pénélope Bagieu (BD BAG)

Zoé a un boulot pas drôle : elle est hôtesse d'accueil dans les salons - de l'automobile ou du fromage - et doit faire bonne figure, debout toute la journée avec des chaussures qui font mal aux pieds. Le jour où elle rencontre Thomas Rocher, écrivain à succès, la vie semble enfin lui sourire. Mais pourquoi Thomas ne sort-il jamais de son grand appartement parisien ? L'amour peut-il vivre en huis clos ? Et quel est dans cette histoire le rôle d'Agathe, la belle, froide et machiavélique éditrice de l'écrivain ?

Une histoire fort sympathique avec un triangle amoureux et un épilogue savoureux. Vont-ils réussir cette belle histoire qui s'offre à eux ? L’auteur nous offre une bande dessinée pleine d'humour ! A dévorer sans attendre ! Les dessins sont très sympas, les personnages attachants, l'intrigue intéressante et l'histoire bien ficelée. C'est vrai, l'histoire est peu crédible et un peu caricaturale, mais elle a le mérite de nous faire sourire et d'évoquer avec légèreté les milieux littéraires.  L’intrigue est intéressante, les personnages attachants et le dénouement inattendu. C'est une vraie histoire et la fin est très surprenante. Meilleur livre d'humour, prix BD awards 2011.

 

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Le cochon de Gaza

Sylvain Estibal (DVD COC)

Après une tempête, Jafaar, un pêcheur palestinien de Gaza, remonte par hasard dans ses filets un cochon tombé d’un cargo. Bien décidé à se débarrasser de cet animal impur, il décide toutefois d’essayer de le vendre afin d’améliorer son existence misérable. Le pauvre Jafaar se lance alors dans un commerce rocambolesque et bien peu recommandable…

Dans cette tragi-comédie, l’ensemble du petit peuple de Gaza, coincé entre sa misère absolue au quotidien, les contraintes des militaires Israéliens et le diktat des barbus aux commandes, est représenté par ce pauvre pêcheur dont l’unique souci est de survivre au jour le jour et qui, pour cela, est prêt à tout. Jafaar, dans une permanente dérision de lui-même, même dans les moments tragiques, évolue dans cette histoire à l’humour mordant et nous laissera espérer que si l’on peut s’entendre, malgré toutes les différences, à l’échelle individuelle, on peut s’entendre in fine, à l’échelle collective. Le réalisateur fait preuve d'audace, de sincérité, de subtilité, d'intelligence dans le propos et de beaucoup de finesse. Une manière atypique et malicieuse d'aborder la situation israélo-palestinienne. Une belle mise en lumière de l'absurdité du quotidien des deux populations vivant dans cette région du monde. Au-delà de l'humour, on y trouve une réelle réflexion sur tout ce qui entrave la vie quotidienne dans ce pays : les religions et leurs contraintes dérisoires !

 

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Chat Noir, Chat Blanc

Emir Kusturica (DVD CHA)

Matko le gitan, qui vit au bord du Danube de petits trafics avec les Russes, a besoin d'argent pour réaliser un coup important. Il demande à Grga Pitic, parrain de la communauté gitane et vieil ami de la famille, de le financer. Grga accepte, mais Matko n'est pas à la hauteur et se fait doubler par le dangereux Dadan. Pour solder sa dette, Dadan lui propose de marier son fils Zare à Ladybird, sa minuscule soeur cadette. Mais Zane en aime une autre, la blonde Ida. Le mariage a lieu. La mariée profite d'un moment d'inattention et s'enfuit.

Un film complètement déjanté. Un vrai bonheur, drôle et positif ! L'univers du réalisateur est totalement décalé. Il peut surprendre et il est nécessaire de réussir à rentrer dans le film pour l'apprécier.  Les acteurs semblent sortis d'une sorte de cirque que l'on ne voit plus de nos jours et la cadence des scènes donne un rythme époustouflant à l'action.  C’est un voyage incroyable dans un monde attachant et burlesque. 

 

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La cage dorée

Ruben Alves (DVD CAG)

Dans les beaux quartiers de Paris, Maria et José Ribeiro vivent depuis bientôt trente ans au rez-de-chaussée d’un bel immeuble haussmannien, dans leur chère petite loge. Ce couple d’immigrés portugais fait l’unanimité dans le quartier : Maria, excellente concierge, et José, chef de chantier hors pair, sont devenus au fil du temps indispensables à la vie quotidienne de tous ceux qui les entourent. Tant appréciés et si bien intégrés que, le jour où on leur offre leur rêve, rentrer au Portugal dans les meilleures conditions, personne ne veut laisser partir les Ribeiro, si dévoués et si discrets. Jusqu’où seront capables d’aller leur famille, les voisins, et leurs patrons pour les retenir ? Et après tout, Maria et José ont-ils vraiment envie de quitter la France et d’abandonner leur si précieuse cage dorée ?

Un film très réaliste sur la communauté portugaise en France rempli d'humour et d'émotions. Ruben Alves évoque avec humour et tendresse la vie de ses compatriotes, les traditions, l’intégration des nouvelles générations, la nostalgie de la terre natale. Une bonne intrigue traitée sur le mode de la comédie. Un bel exemple d'humanité, de sensibilité et de tolérance à travers des histoires de famille et de voisinage, un vrai divertissement. Tous les acteurs jouent juste et le réalisateur nous dévoile de merveilleuses images de la région du Douro.

 

Et pour finir les lecteurs vous proposent deux roman "hors thème" : 

 

danse.jpgEt je danse, aussi

Jean-Claude Mourlevat (R MOU)

Pierre-Marie est un écrivain en panne d'inspiration. Adeline est une fervente lectrice qui a beaucoup de choses à lui dire. Leur rencontre par mots interposés va changer leur vie et les révéler à eux-mêmes. 
Retiré dans la Drome et esseulé depuis le départ inexpliqué de son épouse, Pierre-Marie reçoit un jour une épaisse enveloppe contenant un manuscrit envoyé par l'une de ses lectrices, Adeline. Sans ouvrir le pli, il lui répond. Une correspondance s'engage, en cette année 2013, qui durera huit mois, de février à octobre. Au fil de leurs échanges, un lien intime s'établit. Ils composent librement, avec leur réalité, leur personnalité, leurs zones d'ombre. Ils s'inventent une vie. Car la leur s'est arrêtée quelques années plus tôt. Pierre-Marie et Adeline ont en effet une histoire en commun, mais qui ne leur appartient pas, et dont Pierre-Marie ne sait rien encore. Le mystère reste prisonnier de l'enveloppe expédiée par Adeline. Plus les lettres se précisent, plus elles effleurent la vérité qui dort dans ces pages et des personnages depuis longtemps oubliés reprennent vie et entrent dans la danse.

Humour, optimisme mais aussi aléas de la vie vont ponctuer cet échange épistolaire moderne.  La vie nous rattrape souvent au moment où l'on s'y attend le moins. Ce livre va vous donner envie de chanter, d'écrire des mails à vos amis, de pleurer, de rire, d'aimer et de danser. Un roman rafraîchissant et bourré d'optimisme, un pur bonheur. Les personnages sont attachants, drôles, émouvants, de bonne humeur, heureux de vivre malgré les aléas de la vie. Le style des auteurs est enjoués, ironiques, ils  vont vous donner le sourire, vous faire rire. Ce livre est mouvementé, avec de nombreux rebondissements. Ecrit à deux mains, l’écriture est enjouée, aérienne, avec une touche d’humour rafraîchissante. Le rythme du texte est rapide grâce à ce format original d’échanges de mails. On se rend compte, combien il est facile d’établir des liens très forts uniquement à travers l’écriture. Le poids des mots !

 

Le vieux qui lisait des romans d'amour Sepulveda-vieux.jpg

Luis Sepulveda (R SEP)

Au cœur de la forêt amazonienne le corps sans vie d'un homme est retrouvé. Les habitants de l'endroit où le drame se joue soupçonnent immédiatement les indiens peuplant le territoire. Seul un habitant est persuadé qu'un animal est responsable. Antonio José Bolivar Proano est le seul à pouvoir chasser le félin tueur d'hommes. Il connaît la forêt amazonienne, il respecte les animaux qui la peuplent, il a vécu avec les Indiens Shuars et il accepte le duel avec le fauve. Antonio José Bolivara a aussi une passion pour les romans qui parlent de l'amour, le vrai, celui qui fait souffrir.

Il y a beaucoup de choses dans ce tout petit roman. Il y a l'écriture douce et poétique de Sepulveda, toute la tendresse qu'il porte à la nature sauvage, des personnages truculents, des situations drolatiques, un jaguar fou de chagrin et un vieux monsieur qui lit des romans d'amour. Une lecture merveilleuse ! L’histoire est simple mais le style est truculent, le texte se déroule lentement, paisiblement, pour raconter les peurs intimes de chacun. Le héros se partage entre sa passion pour la chasse et pour les romans. Une magnifique leçon d'écologie et d'humour. A mi-chemin entre le polard et le documentaire, on se laisse envoûter par le personnage principal. Un touchant récit d'un monde loin de nos préoccupations et un beau témoignage sur la nature, l'amour et la vie. En partant d'une histoire simple, Luis Sepulveda nous confronte à une réalité l'incompréhension entre humains et animaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20.02.2016

Rejoignez le club "Troc Cultures"

Le "Troc Cultures", qu’est ce que c’est ? 

 

Ce sont des rencontres en toute simplicité pour partager, vos «coups de cœur» ou vos «coups de griffes » littéraires, cinématographiques, etc. Elles sont organisées tous les 2 mois environ. echange livre cd.jpg

  

- La première heure, nous échangerons nos avis sur des livres, des bandes dessinées, des disques, des films à partir d'un thème choisi ensemble. Les documents sélectionnés sont à emprunter à l'accueil.


- La deuxième heure, chacun partagera ses lectures, ses découvertes musicales et/ou cinématographiques et confrontera ses points de vue, en toute convivialité.

 

Toutes les personnes, lectrices, lecteurs, mélomanes, cinéphiles ou cinéphages sont les bienvenus. Une belle occasion de partager ses coups de cœur ou de découvrir des œuvres à ne pas laisser passer.

 

 Le prochain rendez-vous est:

 

le  Samedi 19 mars à 16h

 au premier étage de la médiathèque

 Thème: L'humour

 

    

Inscription et information auprès de la médiathèque
05 63 76 85 85 / mediatheque.carmaux.fr

23.01.2016

Les coups de cœur du Club "Troc Cultures"

Les lecteurs du Club "Troc Cultures" vous proposent six romans, sur le thème " les Prix Littéraires 2015" qu'ils ont appréciés:

 

2084, La fin du monde - Prix de l’Académie Française 

Boualem Sansal  (R SAN)

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L’Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, "délégué" d’Yölah sur terre. Son système est fondé sur l’amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions. Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l’existence d’un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion…

2084, à la suite du 1984 d'Orwell, se veut une analyse détaillée de l’extrémisme religieux et de ses conséquences possibles. Un roman terrifiant, qui décrit les dérives d'une théocratie tyrannique.  Au fil d’un récit débridé, plein d’innocence goguenarde, d’inventions cocasses ou inquiétantes, l’auteur brocarde les dérives et l’hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties. Cette critique de l’extrémisme n'est pas dénuée d’humour. L’auteur s’attaque aussi à la docilité de ceux qui vivent soumis par peur ou par confort. Ce livre nous plonge dans un univers très angoissant ou l'homme perd son libre arbitre et tout sens de vie sous une dictature religieuse ultra présente et manipulatrice. Nous suivons la tentative de fuite désespérée du personnage avec beaucoup d'intérêt. Très bien écrit, avec un scénario très intéressant et inquiétant en même temps.  

 

D'après une histoire vraie - Prix Renaudot

Delphine de Vigan  (R VIG)

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Ce thriller psychologique est le récit d'une rencontre entre l'écrivaine et une femme inquiétante qui va emmener le lecteur dans une zone trouble, entre réel et fiction. Delphine de Vigan raconte sa relation avec L., devenue son amie et confidente, qui par un jeu subtil va s'immiscer dans sa vie et la manipuler. Elle interroge aussi le rôle de la littérature, est-elle fiction ou réalité ?

 

Séduction, dépression et trahison sont les trois temps de ce récit qui entraîne le lecteur dans les coulisses de la création, là où le doute, les apparences et les faux-semblants tendent un piège redoutable. Qui est le maître du jeu ? L'auteur joue avec la frontière entre réalité et fiction de manière intelligente et habile.  La trame se développe avec chaque fois un nouvel élément qui bouscule. Ce qui suscite l’intérêt du lecteur. L. exerce une emprise croissante sur l’écrivaine en proie au doute, désormais incapable d’écrire, toujours plus isolée…

Une belle écriture et une aventure palpitante où l'on voudrait délivrer cet écrivain des griffes de cette psychopathe ! 

 

Encore - Prix Médicis étranger

Hakan Günday  (R GUN)

 

Hakan-Guenday-Encore-Galaade.jpgDans ce roman, le romancier turc aborde le sujet du trafic d'êtres humains. Gazâ, 9 ans, vit avec Ahad, son père, sur le bord de la mer Égée. Ahad gagne sa vie en transportant des clandestins entre l'est de la Turquie et la Grèce. En attendant qu'ils soient acheminés par bateau, il les garde chez lui, dans une cave : le dépôt. Et c'est Gazâ qui est chargé de s'en occuper. L’auteur fait le portrait d'un enfant monstre. Le jeune garçon est chargé d’entreposer la «marchandise humaine», de la mater, de la torturer.

Pendant des années, Gazâ et Ahad entreposent dans un dépôt cette marchandise humaine, ces individus qui viennent de parcourir plusieurs milliers de kilomètres. Jusqu'au jour où Gazâ cause la mort d'un jeune Afghan du nom de Cuma, le seul être humain qui ait fait preuve d'un peu d'humanité envers lui. Dès lors, dans ce monde violent et désabusé, Gâza ne cesse de penser à Cuma et conserve précieusement la grenouille en papier qu'il lui avait donnée – ce qui n'empêche pas Gazâ de transformer le dépôt en terrain d'observation des dynamiques de domination et de devenir le tortionnaire des clandestins qui ont le malheur de tomber entre ses mains. Cependant, un soir, tout bascule et c'est désormais à lui de trouver comment survivre... 

H.Gunday signe un roman extrêmement percutant et dérangeant. L'écrivain dénonce un système. Ce livre rend compte plus largement de l'exploration des maux et de la noirceur contenus dans toutes les sociétés humaines. Gazâ, narrateur torturé et tortionnaire est fasciné par l'exercice du pouvoir sur autrui. Ce roman dérange et captive.

 

Juste avant l'oubli - Prix Renaudot des lycéens

Alice Zeniter  (R ZEN)

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Franck a rencontré Emilie il y a huit ans. Il est convaincu qu'elle est la femme de sa vie. Mais la jeune femme, thésarde, connaît une passion sans bornes pour l'écrivain policier Galwin Donnell, mystérieusement disparu en 1985. Auteur sur lequel elle rédige une thèse. Elle se rend sur une petite île perdue des Hébrides, en Ecosse, pour organiser un colloque qui lui est consacré. Franck compte l'y rejoindre et la demander en mariage. Mais rien ne se passe comme prévu.

Il règne à Mirhalay une atmosphère étrange. C’est sur cette île que l'auteur Galwin Donnell, a vécu ses dernières années avant de disparaître brutalement – il se serait jeté du haut des falaises. Depuis, l’île n’a d’autre habitant qu’un gardien taciturne ni d’autres visiteurs que la poignée de spécialistes qui viennent tous les trois ans commenter, sur les « lieux du crime », l’œuvre de l’écrivain mythique. Galwin Donnell, tout mort qu’il est, conserve son pouvoir de séduction et vient dangereusement s’immiscer dans l’intimité du couple.

Il s'agit d'une enquête sur la fin d'un amour avec des allures de roman noir. Un roman hybride entre polar, (fausse) biographie, critique du monde universitaire et l'histoire d'un couple. Alice Zéniter signe un récit noir et brillant. L'auteur crée avec beaucoup de talent tout un univers et une atmosphère oppressante. Elle mélange les genres: le pastiche et l'intrigue amoureuse, le polar et la bluette, dans un style parfait.

 

Jacob, Jacob - Prix Livre Inter

Valérie Zenatti  (R ZEN)

 

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Jacob, Jacob est l'histoire d'un jeune juif de Constantine ayant appartenu à la famille de Valérie Zenatti. C'était le frère de son propre grand-père. A 19 ans, en juin 1944, il quitte sa vie, sa famille, son milieu pour aller libérer la France. 

Ce roman raconte la guerre de ce jeune homme, les inquiétudes de sa mère, le quotidien des siens loin du front, entre deux langues et deux cultures, mais aussi la façon dont la courte vie de Jacob résonne en chacun. De sa guerre, les siens ignorent tout. Ces gens très modestes, pauvres et frustes, attendent avec impatience le retour de celui qui est leur fierté, un valeureux. Ils ignorent aussi que l’accélération de l’Histoire ne va pas tarder à entraîner leur propre déracinement. Les attentats se multiplient, la guerre se répand sur le sol algérien, et l’assassinat du Cheikh Raymond en juin 1962, un chanteur de Malouf, oblige la famille à s’exiler malgré elle dans le pays où Jacob a trouvé la mort.

L’écriture lumineuse de Valérie Zenatti, sa vitalité, son empathie pour ses personnages, donnent à ce roman une densité et une force particulières. Tissé de fiction et de récits familiaux ce récit sensible prête à la mémoire du disparu le souffle d'une vie émouvante, singulière, au sein de la grande Histoire. Ce récit parle aussi des inquiétudes d'une mère et d'une famille juive dans l'Algérie des années 40. Dans un récit d'une rare puissance, l’auteur raconte la guerre de ce jeune homme et de ses amis, loin dans ce pays, la France, qu'ils ne connaissent que par les livres. Par le biais du roman, l’auteur donne une existence à cet homme qui mourra en libérant la France.

 

Nouvelles d'ados - Prix Clara

(RJ NOU)

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Le Prix Clara est un concours de nouvelles. Il s’adresse aux auteurs de moins de 18 ans au mois de septembre de l’année du concours. Il a été créé en mémoire de Clara, jeune fille morte à 13 ans d’une maladie cardiaque et qui rêvait d’écrire et de publier ses textes.

Pour cette neuvième édition, ce sont sept jeunes talentueuses plumes qui ont reçu leur diplôme des mains d'anciennes lauréates. Félicitations à Lucie Heiligenstein, 17 ans (Strasbourg), Anne-Lise Lafranche, 16 ans (Rennes), Tamara Raidt, 17 ans (Lyon), Louise Ravitsky, 17 ans (Montpellier), Elora Roudet, 17 ans (Bondoufle), Marie Semin , 17 ans (Bougival) et notre benjamine, Chimène Vanbremeersch, 13 ans (Malakoff).

Reflet des préoccupations et des espoirs d’une génération, ces nouvelles surprenantes nous invitent à suivre ces écrivains en herbe. Dévoilant une sensibilité à vif à travers des thématiques aussi diverses que la politique, la maladie, et le voyage, les nouvelles du Prix Clara ouvrent une fenêtre sur les rêves et les préoccupations des adolescents d'aujourd'hui. Amour, science-fiction, polar, témoignage, aventure : tous les genres sont explorés avec brio par ces jeunes, révélant ainsi leur intérêt et leur talent pour l’écriture. Ces nouvelles surprennent par leur fraîcheur, leur originalité, leur sincérité.

Au programme, une expérience par-delà la mort, une rencontre du troisième type avec un robot au grand cœur, ou le combat d’une jeune humanitaire contre Ebola. Drôles, mélancoliques, parfois violentes, ces adolescentes nous invitent à partager leurs préoccupations, leur regard tendre, amusé ou révolté sur l’actualité. Les sujets abordés ne sont pas facile : maltraitance, harcèlement, épidémie... Mais il y a toujours une lueur d'espoir. Chaque nouvelle a un style différent, son univers mais chaque fois ce fut une belle découverte.

 

Et pour finir les lecteurs vous proposent deux romans "hors thème" : 

 

Le Collier rouge 

Jean-Christophe Rufin  

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Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d'une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d'eux, un chien, qui détient la clef du drame... Plein de poésie et de vie, ce court récit, d'une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité. Être loyal à ses amis, se battre pour ceux qu'on aime, est une qualité que nous partageons avec les bêtes. Le propre de l'être humain n'est-il pas d'aller au-delà et de pouvoir aussi reconnaître le frère en celui qui vous combat ?

Au lendemain de la guerre, Morlac croupit dans une prison. Pourquoi ? Qu'a-t-il fait ? Et surtout, quel est le rôle de son chien qui aboie sans interruption depuis l'incarcération de son maître ?

Un livre touchant sur l'après-guerre, les "petites histoires" de l'Histoire et la fidélité. Rufin maître des mots, nous fait trembler à travers un rescapé de guerre. Un puzzle prend forme : un chien hurlant, un prisonnier muet, un juge compatissant et une femme mystérieuse. Malgré les menaces, notre soldat affronte sa sentence pour sauver sa dignité et ses croyances. C'est une réflexion passionnante sur l'absurdité de la guerre. Une histoire très attachante, très humaine, avec des implications subtiles, sans longueurs, sans pathos, sans détails scabreux. Un style très simple pour une histoire pas si simple dans ses implications. 

 

L'enfant des marges 

Franck Pavloff 

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Ioan, un photographe de renom, s’est retiré dans un mas des Cévennes après la mort accidentelle de son fils Simon. C’est là qu’il reçoit un appel de sa belle-fille qui lui signale la disparition de Valentin, son petit-fils parti pour Barcelone six mois plus tôt. Et celui qui vivait comme un reclus à consolider des murets en voie d’écroulement part à la recherche de cet adolescent qu’il connaît si peu. Ioan va arpenter tous les squats et autres lieux alternatifs que compte la capitale catalane, celle des marginaux, des révoltés, des sans-papiers, des artistes, des anarchistes, des mirages à la Gaudi avec sa Sagrada Familia en perpétuelle construction, des femmes engagées qui savent affronter l’amour comme la tragédie. Une ville où plane toujours l’ombre des combattants de la guerre civile. 

Dans une Barcelone étourdie par la crise, vibrante de toute l'énergie d'une jeunesse qui refuse le monde tel qu'il est, un homme part à la recherche de son petit-fils adolescent. Lui-même a tout quitté : sa solitude, la paix et l'oubli qu'il croyait avoir trouvés au fin fond des Cévennes. Et voici que dans la capitale catalane bruyante et révoltée, où plane l'ombre des combattants de 36, c'est sa propre histoire qu'il rencontre et dont il peut enfin se libérer.  L'écriture nous restitue une Barcelone et son ambiance fiévreuse, survoltée, avec ses marginaux, ses militants, sa violence, sa chaleur, son théâtre de rue, sa musique, ses trafics avec, en arrière-plan, l'ombre vivace de la guerre d'Espagne, ses plaies anciennes et ses cicatrices... 

Cet ouvrage est empreint d'amour, de poésie, de regrets, de descriptions imagées. Ce roman est coloré, libérateur, truffé de personnages hauts en couleur et attachants. Il s'agit d'une quête spirituelle belle et troublante qui se termine par une renaissance et une ode à la vie ! 

02.01.2016

Le Troc Cultures : des rencontres bimestrielles

 

Venez partager en toute simplicité, vos «coups de cœur» ou vos «coups de griffe » littéraires, cinématographiques, etc.

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- La première heure, nous échangerons nos avis sur des livres, des bandes dessinées, des disques, des films à partir d'un thème. Les documents sont à emprunter à l'accueil.


- La deuxième heure, chacun partagera ses lectures, ses découvertes musicales et/ou cinématographiques et confrontera ses points de vue, en toute convivialité.

 

Toutes les personnes, lectrices, lecteurs, mélomanes, cinéphiles ou cinéphages sont les bienvenus. Une belle occasion de partager ses coups de cœur ou de découvrir des œuvres à ne pas laisser passer.

 

Le Troc Cultures se réunira à 16h:

 

- le samedi 16 janvier

thème: Les Prix Littéraires 2015

 

- le samedi 12 mars

thème: L'Humour

 

- le samedi 21 mai

thème: Le Voyage

 

Inscription auprès de la médiathèque
05 63 76 85 85 / mediatheque@carmaux.fr / mediatheque.carmaux.fr

27.11.2015

Les coups de cœur du Club "Troc Cultures"

Les lecteurs du Club "Troc Cultures" vous proposent  deux romans, deux documentaires, et un DVD sur le thème du "bonheur" qu'ils ont appréciés:

 

La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules

Philippe Delerm  (R DEL)

la-premiere-gorgee-de-biere-et-autres-plaisirs-minuscules-3658723.jpgPhilippe Delerm nous raconte avec justesse et simplicité tous ces petits riens grappillés au bonheur : L'odeur des pommes, lire sur la plage, la nostalgie du dimanche soir ou encore le pull d'automne... Un peu de nostalgie, celle qui guide nos pensées sur les chemins de notre enfance, beaucoup de tendresse et voilà les petits plaisirs innocents de Delerm à la portée de tous...

 

Un petit livre pour s'évader le temps de quelques pages. Ce roman en livrant ces petits bonheurs apporte la sérénité. Quelle merveilleuse plume. Lire ce livre, c'est se détacher de toutes les contraintes, les considérations superflues du quotidien afin de ne garder que l'essentiel : une odeur, un son, une image, une sensation, une émotion...La vie est belle grâce aux "plaisirs minuscules". Un livre "gentil"... qui nous fait retomber dans notre tendre enfance. Des petits chapitres qui se lisent au rythme de chacun.

 

On ne voyait que le bonheur

Grégoire Delacourt  (R DEL) 

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A force d'estimer, d'indemniser la vie des autres, un assureur va s'intéresser à la valeur de la sienne et nous emmener dans les territoires les plus intimes de notre humanité. Construit en forme de triptyque, On ne voyait que le bonheur se déroule dans le nord de la France, puis sur la côte ouest du Mexique. Le dernier tableau s'affranchit de la géographie et nous plonge dans le monde dangereux de l'adolescence, qui abrite pourtant les plus grandes promesses. Antoine est marié et il a deux enfants. Il nous livre son enfance et le drame qui a fait éclater sa famille et qui va le marquer pour sa vie future. 

Livre magnifique, plein d'émotions, sur le manque d'amour et le pardon dans les familles. Peut-on pardonner à celui qui veut votre mort alors qu'il vous a donné la vie et qu'il vous aime plus que tout ? C'est fluide et très prenant, beau et triste à la fois. Grégoire Delacourt avec son écriture toute en finesse nous livre un cri à la vie : à ses bonheurs, à ses drames. Bouleversant. Ce livre vous prend aux tripes car il parle tellement bien de nous et de nos vies, qu'il en est sublime. Beaucoup d'émotions dans ce roman où on oscille entre espoirs et désespoirs, entre joies et blessures de l'enfance, jusqu'aux désillusions d'une vie d'adulte qui n'est pas celle que le narrateur, Antoine, avait espérée... Un roman surprenant ! bien écrit, des passages percutants, de l'humour aussi mais l'ensemble baigne dans la noirceur et la tristesse. Cet auteur écrit simplement sans effet de style et les chapitres sont courts.  Un vrai travail d’écriture, de construction: trois parties et une dimension émotionnelle qui va crescendo

 

Du bonheur - Un voyage philosophique  

Frédéric Lenoir (170 LEN) 

du_bonheur.jpgDepuis l’effondrement des grands idéaux collectifs qui entendaient faire le bonheur des sociétés, on s’intéresse surtout au bonheur individuel. Qu'entendons-nous par « bonheur » ? Dépend-il de nos gènes, de la chance, de notre sensibilité ? Est-ce un état durable ou une suite de plaisirs fugaces ? N’est-il que subjectif ? Faut-il le rechercher ? Peut-on le cultiver ? Souffrance et bonheur peuvent-ils coexister ? Une promenade stimulante en compagnie des grands sages d'Orient et d'Occident. Un cheminement vivant, ponctué d’exemples concrets et des dernières découvertes des neurosciences, pour nous aider à vivre mieux.

Frédéric Lenoir propose une trentaine de petites méditations illustrées par des exemples de la vie quotidienne et des références aux grands philosophes. Dans ce précieux guide de sagesse, Frédéric Lenoir défend aussi vigoureusement la thèse selon laquelle un bonheur véritable et durable est possible, fruit d’un travail sur soi. Il existe une définition philosophique profonde du bonheur qui rejoint toutes les sagesses du monde : le bonheur, c’est « aimer la vie ». L’art d’être heureux, c’est donc essentiellement apprendre à « lâcher prise », à transformer notre esprit et à développer notre « goût de vivre ».

Il défend la thèse selon laquelle un bonheur véritable et durable est possible, fruit d’un travail sur soi. Il existe une définition philosophique profonde du bonheur qui rejoint toutes les sagesses du monde. Lecture facile, donnant une autre image de la philosophie. Un très joli voyage philosophique qui nous permet à la fois de nous instruire mais aussi de nous interroger sur nos priorités. A travers des textes et des citations célèbres, philosophiques pour la plupart, l'auteur nous invite à notre propre questionnement. A nous de trouver les réponses en nous-mêmes et non pas à l'extérieur de nous... 

Ce livre nous explique comment de manière philosophique, on doit se comporter devant les difficultés, comment accepter les aléas de la vie et les échecs, comment regarder, aborder, observer, réfléchir sur le sens de l'existence.

 

LES CENT POEMES DU BONHEUR

Albine Novarino et Béatrice Mandopoulos  (808.81 CEN) poèmes.jpg

"Le Bonheur existe et j'y crois" disait Aragon aux heures sombres. Voici réunis cent poèmes qui lui donnent raison. Chacun d'entre eux est accompagné d'une présentation de l'auteur et d'une photographie en noir et blanc dans une mise en page originale et parsemée de pétales de fleurs.
D'un poème à l'autre, les auteurs révèlent un monde parfait où les charmes de la solitude croisent les douceurs de l'amitié, les mouvements de la mer, les emportements de la passion, le va-et-vient des saisons.
Par la grâce de leur talent, les poètes donnent une forme durable à ce trésor fugace dont on ne se rassasie jamais. Ce bonheur qui peut se lover dans de toutes petites choses et dont nous rêvons tous….

Un album joliment mis en page et illustré de photos, avec une notice biographique situant le poème dans les œuvres de l'auteur. Ces poèmes nous parlent des saisons, de lumière, de jardins d'été ou d'hiver, de liberté, de voyages, de sensations, d'enfance, de plages, de bois, d'amitié, d'amour. Prendre un instant ouvrir au hasard une page, lire un poème, c'est du bonheur. On y trouve VerlaineRimbaudBaudelaire et ApollinairePrévertRonsard et Hugo, ainsi que bien d'autres, parfois moins connus. 

 

Milarépa, la voie du bonheur

Chokling Neten  (réalisateur)   (DVD MIL)

milarepa.jpgMille ans après sa mort, l'histoire initiatique de Milarépa fait partie du patrimoine spirituel mondial. Tibet, 11ème siècle, originaire d'une famille de riches marchands, Milarépa mène une enfance privilégiée. Sur son lit de mort, le père confie la richesse familiale à son frère jusqu'à la majorité de Milarépa. Cependant, l'oncle s'arroge la fortune familiale et exploite la nouvelle misère de Milarépa, sa mère et sa jeune sœur, quasiment réduits en esclavage. Humiliée et désespérée, la mère projette de venger cette injustice en instrumentalisant son fils dévoué. Après avoir vendu son dernier champ, elle envoie Milarépa en apprentissage auprès du maître Yongten Trogyal afin qu'il l'initie à la magie noire. Aidé par les démons, il invoque un sortilège et détruit une partie du village, tuant une trentaine de personnes. Immédiatement, une foule en colère le poursuit. Pour échapper à une mort certaine, Milarépa trouve refuge auprès d'un vieux moine bouddhiste. Alors que la vengeance a rempli sa mère de joie, le sang sur les mains de Milarépa ne lui laisse plus de paix. C'est à ce moment qu'il reçoit le conseil qui changera le cours de sa vie : "Les ennemis naissent de ton esprit. Pour les vaincre, cesse les actions négatives, cultive les actions positives et maîtrise ton esprit..."

Toute imprégnée d'une atmosphère mystérieuse où la vie la plus quotidienne côtoie un surnaturel qui semble n'étonner personne, cette histoire nous transporte à la fois à travers le temps et l'espace. Une jolie surprise. Le film retrace avec simplicité la jeunesse de Milarépa un des plus grands maîtres du bouddhisme. La mise en scène comme le jeu des acteurs sont tout à fait convaincants et on s'attache au destin de Milarépa. Les paysages himalayens, grandioses, austères et magnifiques, nous font comprendre comment la spiritualité a pu naître chez ceux qui côtoyaient en permanence tant de beauté. 

 

03.11.2015

Rejoignez le club "Troc Cultures"

Le "Troc Cultures", qu’est ce que c’est ? 

 

Ce sont des rencontres en toute simplicité pour partager, vos «coups de cœur» ou vos «coups de griffes » littéraires, cinématographiques, etc.

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Elles sont organisées tous les 2 mois environ.

 

 

 

- La première heure, nous échangerons nos avis sur des livres, des bandes dessinées, des disques, des films à partir d'un thème choisi ensemble. Les documents sélectionnés sont à emprunter à l'accueil.


- La deuxième heure, chacun partagera ses lectures, ses découvertes musicales et/ou cinématographiques et confrontera ses points de vue, en toute convivialité.

 

Toutes les personnes, lectrices, lecteurs, mélomanes, cinéphiles ou cinéphages sont les bienvenus. Une belle occasion de partager ses coups de cœur ou de découvrir des œuvres à ne pas laisser passer.

 

 Prochaine rencontre:

 

Samedi 21 novembre à 16h

 

Le Thème: Le bonheur

 

 

   

Inscription et information auprès de la médiathèque
05 63 76 85 85 / mediatheque.carmaux.fr

 

03.10.2015

Une rencontre enrichissante et conviviale

La médiathèque de Carmaux en partenariat avec le Salon du livre de Gaillac, a proposé à ses lecteurs de rencontrer l'auteur espagnol Victor del Arbol, le Vendredi 2 Octobre de 17h à 19h

 

Il se définit comme un auteur de romans noir. Il vient d'obtenir pour son dernier roman "Toutes les vagues de l'océan", le Grand Prix de Littérature Policière étrangère 2015.

Victor del Arbol 2 octobre 2015 (3).JPG

 

 

 

Voici quelques exemples des échanges: 

 

Comment procédez-vous ?

 

Par exemple, pour mon dernier roman "Toutes les vagues de l'océan", je pars d’une question centrale, qui est ici celle de la liberté. Quelle est-elle ? Quel est le prix à payer ? Un temps introduit à un autre, il n’y a pas deux romans qui avancent en parallèle, mais une relation constante entre le présent et le passé. Tous les personnages viennent du passé, que je propose d’explorer plutôt que d’expliquer.

 

Victor del Arbol 2 octobre 2015 (2).JPG

Ecrivez-vous le livre dans la continuité ou procédez-vous par assemblage ?

J’écris comme on lit. Je commence dans le présent, et le présent fait que je me pose des questions en rapport avec le passé et la mémoire. 

 

Qu’est-ce qui vous vient en premier : l’histoire ou les personnages ? Est-ce qu’il arrive que des personnages naissent en cours d’écriture ?

 

Non. J’ai tous les personnages avant d’écrire. Le puzzle ne marche que si chaque pièce s’emboîte. Il n’y a pas lieu d’improviser. Les personnages ont une voix et un rôle concrets. On peut parler de leur personnalité, il n’y en a aucun qui soit un moyen. Je travaille sur la biographie de chacun. Tous ont une vie. J’ai besoin de les comprendre avant de les mettre en relation. Pour moi, le personnage est toujours plus important que l’histoire.  Je travaille sur les détails, je cherche la manière dont ils pourraient dire les choses de la façon la plus naturelle.

Vous écrivez de très gros romans…

 

L’aspect, la longueur importent peu. Ce qui compte, c’est d’emprunter le chemin qui convient. Le concept de roman total m’intéresse, le roman qui explique tout un monde. Je ne pense pas à la longueur, je pense à l’histoire, et je finis quand je finis.

Victor del Arbol 2 octobre 2015.JPG 

La rencontre s'est clôturée par une séance de dédicace.

 

Vous pouvez emprunter ou réserver ses trois romans à la médiathèque : RP ARB

ou le retrouver Samedi 3 et Dimanche 4 Octobre au salon du Livre de Gaillac

22.09.2015

Rappel : Rencontrez un auteur de Romans Policiers espagnol

Vendredi 2 Octobre à 17h

Médiathèque de Carmaux

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Víctor del Árbolné en 1968 à Barcelone, est un romancier espagnol, auteur de roman policier.

 

La parution en 2011 de La Tristesse du samouraï, traduit en une douzaine de langues et best-seller en France, lui apporte la notoriété. Pour ce roman, il remporte plusieurs distinctions, notamment le prix du polar européen en 2012.

 

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La tristesse du samouraï

 « Trois générations marquées au fer rouge par une femme infidèle. L'incartade a transformé les enfants en psychopathes, les victimes en bourreaux, le code d’honneur des samouraïs en un effroyable massacre. Et quelqu’un doit laver le péché originel. »

 

L'auteur nous plonge dans une intrigue particulièrement riche, se jouant sur deux époques de l'histoire espagnole séparées de 40 ans. L’enlèvement d’une enfant ayant pour lien un drame s’étant passé lors de la guerre civile espagnole. Une sombre histoire de vengeance, où l'on découvre comment les erreurs du passé se répercutent sur le présent, lors d'un voyage d'allers-retours entre les années 40 et 80 en Espagne. Brillant et tranchant comme le sabre...

Aussi tragique que passionnant, l’auteur nous offre là un chef d’œuvre : force et singularité des personnages, servis par une qualité d'écriture certaine.

 

C'est l'époque franquiste et post franquiste qui est restituée, avec ses jeux de pouvoir et de haine. Ce roman noir, plus qu'un thriller, est une grande réussite avec une composante historique intéressante.

 

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La maison des chagrins

 

« Eduardo tente de survivre dans un appartement sans âme, grâce à l’alcool et aux psychotropes que lui prescrit la psychiatre chargée de sa réinsertion. Il vient de purger une peine de prison pour le meurtre du chauffard qui a tué sa femme et sa fille, voilà quatorze ans. Peintre autrefois coté, il gagne sa vie en exécutant à la chaîne des portraits anonymes que sa galeriste place dans les grandes surfaces. Un jour, celle-ci lui transmet une bien étrange commande : une célèbre violoniste lui demande de réaliser le portrait de l’homme qui a tué son fils. Elle veut pouvoir déchiffrer sous les traits de l’homme les caractéristiques de l’assassin. Unis dans la même douleur, la commanditaire et l’artiste ouvrent bientôt la boîte de Pandore, déchaînant tous les démons qui s’y trouvaient enfouis. Le pinceau d’Eduardo met au jour une galerie d’êtres tourmentés, enfermés dans un drame qui a figé leur existence : un jeune Chinois androgyne qui fait commerce de son corps, un fils de combattant de l’OAS enrichi par le gaz et le pétrole d’Alger, un ex-agent de la police politique de Pinochet, un Arménien sans foi ni loi, une jeune fille abusée par l’amant de sa mère, un mercenaire soufi… »

 

Autant de personnages qui hantent la maison des chagrins, pris au piège d’une vengeance désespérée et d’un hasard qui n’est que l’autre nom du destin. Assemblant sous les yeux du lecteur les mille et une pièces d’un terrifiant puzzle, Víctor del Árbol signe un roman vertigineux de maîtrise, glaçant de noirceur et désarmant d’humanité.

La Maison des chagrins est vraiment un fabuleux et magnifique roman noir, porté par une écriture puissante, élégante et racée, ainsi que des personnages dont l'auteur dissèque la psychologie complexe. L'intrigue, en apparence simple, se révèle être en réalité une véritable construction.

 

Tout l'art de l'auteur est de créer des personnages, les faire vivre, nous les faire aimer ou détester. Une histoire sombre dénuée d'espoir. Un livre qui se lit avec beaucoup de plaisir où l'on s'enfonce dans la noirceur de ces âmes humaines qui composent un tableau complexe où tous les destins sont entrelacés, unis dans un même cauchemar. 

 

 

En ne dévoilant son ampleur, sa profondeur et ses multiples intrications que petit à petit, l’auteur offre un récit captivant. Au fil des rebondissements et des retournements de situation, le final est radicalement différent de l'image que l'on imaginait initialement.

 

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Toutes les vagues de l'océan

 

« Gonzalo Gil reçoit un message qui bouleverse son existence : sa sœur, de qui il est sans nouvelles depuis de nombreuses années, a mis fin à ses jours dans des circonstances tragiques. Et la police la soupçonne d'avoir auparavant assassiné un mafieux russe pour venger la mort de son jeune fils. Ce qui ne semble alors qu'un sombre règlement de comptes ouvre une voie tortueuse sur les secrets de l'histoire familiale et de la figure mythique du père, nimbée de non-dits et de silences. Cet homme idéaliste, parti servir la révolution dans la Russie stalinienne, a connu dans l'enfer de Nazino l'incarnation du mal absolu, avec l'implacable Igor, et de l'amour fou avec l'incandescente Irina. La violence des sentiments qui se font jour dans cette maudite «île aux cannibales» marque à jamais le destin des trois protagonistes et celui de leurs descendants. Révolution communiste, guerre civile espagnole, Seconde Guerre mondiale, c'est toujours du côté de la résistance, de la probité, de l'abnégation que ce parangon de vertu, mort à la fleur de l'âge, a traversé le siècle dernier. Sur fond de pression immobilière et de mafia russe, l'enquête qui s'ouvre aujourd'hui à Barcelone rebat les cartes du passé. La chance tant attendue, pour Gonzalo, d'ébranler la statue du commandeur, de connaître l'homme pour pouvoir enfin aimer le père. »

  

Toutes les vagues de l'océan déferlent dans cette admirable fresque d'un XXe siècle dantesque porteur de toutes les utopies et de toutes les abjections humaines. Une fresque dont le point de départ est l’idéalisme des jeunes communistes partis à Moscou avec une bourse d’étude pour aider la Russie à se développer et qui ont découvert l'horreur des régimes totalitaires. 3 personnages : Elias, Irina et Igor. Ils sont liés par la haine, le sang et le poids des secrets de famille qui rejailliront sur leurs descendants. De la Sibérie des années 30, à la corruption à Barcelone de nos jours, en passant par l'époque franquiste. Quand l'idéalisme se brise face à la nécessité de survivre. Haletant et rebondissant. Víctor del Árbol nous emporte dans une histoire ou les actes commis hier explosent sur la vie des descendants d'aujourd'hui. 

  

Vous pouvez emprunter ou réserver

ces trois romans à la médiathèque

RP ARB

02.09.2015

Venez rencontrer un auteur de Romans Policiers espagnol

Vendredi 2 Octobre à 17h

Médiathèque de Carmaux

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Víctor del Árbol, né en 1968 à Barcelone, est un romancier espagnol, auteur de roman policier.

 

La parution en 2011 de La Tristesse du samouraï, traduit en une douzaine de langues et best-seller en France, lui apporte la notoriété. Pour ce roman, il remporte plusieurs distinctions, notamment le prix du polar européen en 2012.

 

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La tristesse du samouraï

 « Trois générations marquées au fer rouge par une femme infidèle. L'incartade a transformé les enfants en psychopathes, les victimes en bourreaux, le code d’honneur des samouraïs en un effroyable massacre. Et quelqu’un doit laver le péché originel. »

 

L'auteur nous plonge dans une intrigue particulièrement riche, se jouant sur deux époques de l'histoire espagnole séparées de 40 ans. L’enlèvement d’une enfant ayant pour lien un drame s’étant passé lors de la guerre civile espagnole. Une sombre histoire de vengeance, où l'on découvre comment les erreurs du passé se répercutent sur le présent, lors d'un voyage d'allers-retours entre les années 40 et 80 en Espagne. Brillant et tranchant comme le sabre...

Aussi tragique que passionnant, l’auteur nous offre là un chef d’œuvre : force et singularité des personnages, servis par une qualité d'écriture certaine.

 

C'est l'époque franquiste et post franquiste qui est restituée, avec ses jeux de pouvoir et de haine. Ce roman noir, plus qu'un thriller, est une grande réussite avec une composante historique intéressante.

 

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La maison des chagrins

 

« Eduardo tente de survivre dans un appartement sans âme, grâce à l’alcool et aux psychotropes que lui prescrit la psychiatre chargée de sa réinsertion. Il vient de purger une peine de prison pour le meurtre du chauffard qui a tué sa femme et sa fille, voilà quatorze ans. Peintre autrefois coté, il gagne sa vie en exécutant à la chaîne des portraits anonymes que sa galeriste place dans les grandes surfaces. Un jour, celle-ci lui transmet une bien étrange commande : une célèbre violoniste lui demande de réaliser le portrait de l’homme qui a tué son fils. Elle veut pouvoir déchiffrer sous les traits de l’homme les caractéristiques de l’assassin. Unis dans la même douleur, la commanditaire et l’artiste ouvrent bientôt la boîte de Pandore, déchaînant tous les démons qui s’y trouvaient enfouis. Le pinceau d’Eduardo met au jour une galerie d’êtres tourmentés, enfermés dans un drame qui a figé leur existence : un jeune Chinois androgyne qui fait commerce de son corps, un fils de combattant de l’OAS enrichi par le gaz et le pétrole d’Alger, un ex-agent de la police politique de Pinochet, un Arménien sans foi ni loi, une jeune fille abusée par l’amant de sa mère, un mercenaire soufi… »

 

Autant de personnages qui hantent la maison des chagrins, pris au piège d’une vengeance désespérée et d’un hasard qui n’est que l’autre nom du destin. Assemblant sous les yeux du lecteur les mille et une pièces d’un terrifiant puzzle, Víctor del Árbol signe un roman vertigineux de maîtrise, glaçant de noirceur et désarmant d’humanité.

La Maison des chagrins est vraiment un fabuleux et magnifique roman noir, porté par une écriture puissante, élégante et racée, ainsi que des personnages dont l'auteur dissèque la psychologie complexe. L'intrigue, en apparence simple, se révèle être en réalité une véritable construction. En ne dévoilant son ampleur, sa profondeur et ses multiples intrications que petit à petit, l’auteur offre un récit captivant. Au fil des rebondissements et des retournements de situation, le final est radicalement différent de l'image que l'on imaginait initialement.

 

Tout l'art de l'auteur pour créer des personnages, les faire vivre, nous les faire aimer ou détester. Une histoire sombre dénuée d'espoir qui nous dévoile une véritable toile d'araignée qui se dévoile au fil des pages. Un livre qui se lit avec beaucoup de plaisir ou l'on s'enfonce dans la noirceur de ces âmes humaines qui composent un tableau complexe qui se dévoile au fil des pages ou tous les destins sont entrelacés, unis dans un même cauchemar. 

 

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Toutes les vagues de l'océan

 

« Gonzalo Gil reçoit un message qui bouleverse son existence : sa sœur, de qui il est sans nouvelles depuis de nombreuses années, a mis fin à ses jours dans des circonstances tragiques. Et la police la soupçonne d'avoir auparavant assassiné un mafieux russe pour venger la mort de son jeune fils. Ce qui ne semble alors qu'un sombre règlement de comptes ouvre une voie tortueuse sur les secrets de l'histoire familiale et de la figure mythique du père, nimbée de non-dits et de silences. Cet homme idéaliste, parti servir la révolution dans la Russie stalinienne, a connu dans l'enfer de Nazino l'incarnation du mal absolu, avec l'implacable Igor, et de l'amour fou avec l'incandescente Irina. La violence des sentiments qui se font jour dans cette maudite «île aux cannibales» marque à jamais le destin des trois protagonistes et celui de leurs descendants. Révolution communiste, guerre civile espagnole, Seconde Guerre mondiale, c'est toujours du côté de la résistance, de la probité, de l'abnégation que ce parangon de vertu, mort à la fleur de l'âge, a traversé le siècle dernier. Sur fond de pression immobilière et de mafia russe, l'enquête qui s'ouvre aujourd'hui à Barcelone rebat les cartes du passé. La chance tant attendue, pour Gonzalo, d'ébranler la statue du commandeur, de connaître l'homme pour pouvoir enfin aimer le père. »

  

Toutes les vagues de l'océan déferlent dans cette admirable fresque d'un XXe siècle dantesque porteur de toutes les utopies et de toutes les abjections humaines. Une fresque dont le point de départ est l’idéalisme des jeunes communistes partis à Moscou avec une bourse d’étude pour aider la Russie à se développer et qui ont découvert l'horreur des régimes totalitaires. 3 personnages : Elias, Irina et Igor. Ils sont liés par la haine, le sang et le poids des secrets de famille qui rejailliront sur leurs descendants. De la Sibérie des années 30, à la corruption à Barcelone de nos jours, en passant par l'époque franquiste. Quand l'idéalisme se brise face à la nécessité de survivre. Haletant et rebondissant. Víctor del Árbol nous emporte dans une histoire ou les actes commis hier explosent sur la vie des descendants d'aujourd'hui. 

  

Vous pouvez emprunter ou réserver ces trois romans à la médiathèque

RP ARB