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23.01.2016

Les coups de cœur du Club "Troc Cultures"

Les lecteurs du Club "Troc Cultures" vous proposent six romans, sur le thème " les Prix Littéraires 2015" qu'ils ont appréciés:

 

2084, La fin du monde - Prix de l’Académie Française 

Boualem Sansal  (R SAN)

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L’Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, "délégué" d’Yölah sur terre. Son système est fondé sur l’amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions. Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l’existence d’un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion…

2084, à la suite du 1984 d'Orwell, se veut une analyse détaillée de l’extrémisme religieux et de ses conséquences possibles. Un roman terrifiant, qui décrit les dérives d'une théocratie tyrannique.  Au fil d’un récit débridé, plein d’innocence goguenarde, d’inventions cocasses ou inquiétantes, l’auteur brocarde les dérives et l’hypocrisie du radicalisme religieux qui menace les démocraties. Cette critique de l’extrémisme n'est pas dénuée d’humour. L’auteur s’attaque aussi à la docilité de ceux qui vivent soumis par peur ou par confort. Ce livre nous plonge dans un univers très angoissant ou l'homme perd son libre arbitre et tout sens de vie sous une dictature religieuse ultra présente et manipulatrice. Nous suivons la tentative de fuite désespérée du personnage avec beaucoup d'intérêt. Très bien écrit, avec un scénario très intéressant et inquiétant en même temps.  

 

D'après une histoire vraie - Prix Renaudot

Delphine de Vigan  (R VIG)

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Ce thriller psychologique est le récit d'une rencontre entre l'écrivaine et une femme inquiétante qui va emmener le lecteur dans une zone trouble, entre réel et fiction. Delphine de Vigan raconte sa relation avec L., devenue son amie et confidente, qui par un jeu subtil va s'immiscer dans sa vie et la manipuler. Elle interroge aussi le rôle de la littérature, est-elle fiction ou réalité ?

 

Séduction, dépression et trahison sont les trois temps de ce récit qui entraîne le lecteur dans les coulisses de la création, là où le doute, les apparences et les faux-semblants tendent un piège redoutable. Qui est le maître du jeu ? L'auteur joue avec la frontière entre réalité et fiction de manière intelligente et habile.  La trame se développe avec chaque fois un nouvel élément qui bouscule. Ce qui suscite l’intérêt du lecteur. L. exerce une emprise croissante sur l’écrivaine en proie au doute, désormais incapable d’écrire, toujours plus isolée…

Une belle écriture et une aventure palpitante où l'on voudrait délivrer cet écrivain des griffes de cette psychopathe ! 

 

Encore - Prix Médicis étranger

Hakan Günday  (R GUN)

 

Hakan-Guenday-Encore-Galaade.jpgDans ce roman, le romancier turc aborde le sujet du trafic d'êtres humains. Gazâ, 9 ans, vit avec Ahad, son père, sur le bord de la mer Égée. Ahad gagne sa vie en transportant des clandestins entre l'est de la Turquie et la Grèce. En attendant qu'ils soient acheminés par bateau, il les garde chez lui, dans une cave : le dépôt. Et c'est Gazâ qui est chargé de s'en occuper. L’auteur fait le portrait d'un enfant monstre. Le jeune garçon est chargé d’entreposer la «marchandise humaine», de la mater, de la torturer.

Pendant des années, Gazâ et Ahad entreposent dans un dépôt cette marchandise humaine, ces individus qui viennent de parcourir plusieurs milliers de kilomètres. Jusqu'au jour où Gazâ cause la mort d'un jeune Afghan du nom de Cuma, le seul être humain qui ait fait preuve d'un peu d'humanité envers lui. Dès lors, dans ce monde violent et désabusé, Gâza ne cesse de penser à Cuma et conserve précieusement la grenouille en papier qu'il lui avait donnée – ce qui n'empêche pas Gazâ de transformer le dépôt en terrain d'observation des dynamiques de domination et de devenir le tortionnaire des clandestins qui ont le malheur de tomber entre ses mains. Cependant, un soir, tout bascule et c'est désormais à lui de trouver comment survivre... 

H.Gunday signe un roman extrêmement percutant et dérangeant. L'écrivain dénonce un système. Ce livre rend compte plus largement de l'exploration des maux et de la noirceur contenus dans toutes les sociétés humaines. Gazâ, narrateur torturé et tortionnaire est fasciné par l'exercice du pouvoir sur autrui. Ce roman dérange et captive.

 

Juste avant l'oubli - Prix Renaudot des lycéens

Alice Zeniter  (R ZEN)

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Franck a rencontré Emilie il y a huit ans. Il est convaincu qu'elle est la femme de sa vie. Mais la jeune femme, thésarde, connaît une passion sans bornes pour l'écrivain policier Galwin Donnell, mystérieusement disparu en 1985. Auteur sur lequel elle rédige une thèse. Elle se rend sur une petite île perdue des Hébrides, en Ecosse, pour organiser un colloque qui lui est consacré. Franck compte l'y rejoindre et la demander en mariage. Mais rien ne se passe comme prévu.

Il règne à Mirhalay une atmosphère étrange. C’est sur cette île que l'auteur Galwin Donnell, a vécu ses dernières années avant de disparaître brutalement – il se serait jeté du haut des falaises. Depuis, l’île n’a d’autre habitant qu’un gardien taciturne ni d’autres visiteurs que la poignée de spécialistes qui viennent tous les trois ans commenter, sur les « lieux du crime », l’œuvre de l’écrivain mythique. Galwin Donnell, tout mort qu’il est, conserve son pouvoir de séduction et vient dangereusement s’immiscer dans l’intimité du couple.

Il s'agit d'une enquête sur la fin d'un amour avec des allures de roman noir. Un roman hybride entre polar, (fausse) biographie, critique du monde universitaire et l'histoire d'un couple. Alice Zéniter signe un récit noir et brillant. L'auteur crée avec beaucoup de talent tout un univers et une atmosphère oppressante. Elle mélange les genres: le pastiche et l'intrigue amoureuse, le polar et la bluette, dans un style parfait.

 

Jacob, Jacob - Prix Livre Inter

Valérie Zenatti  (R ZEN)

 

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Jacob, Jacob est l'histoire d'un jeune juif de Constantine ayant appartenu à la famille de Valérie Zenatti. C'était le frère de son propre grand-père. A 19 ans, en juin 1944, il quitte sa vie, sa famille, son milieu pour aller libérer la France. 

Ce roman raconte la guerre de ce jeune homme, les inquiétudes de sa mère, le quotidien des siens loin du front, entre deux langues et deux cultures, mais aussi la façon dont la courte vie de Jacob résonne en chacun. De sa guerre, les siens ignorent tout. Ces gens très modestes, pauvres et frustes, attendent avec impatience le retour de celui qui est leur fierté, un valeureux. Ils ignorent aussi que l’accélération de l’Histoire ne va pas tarder à entraîner leur propre déracinement. Les attentats se multiplient, la guerre se répand sur le sol algérien, et l’assassinat du Cheikh Raymond en juin 1962, un chanteur de Malouf, oblige la famille à s’exiler malgré elle dans le pays où Jacob a trouvé la mort.

L’écriture lumineuse de Valérie Zenatti, sa vitalité, son empathie pour ses personnages, donnent à ce roman une densité et une force particulières. Tissé de fiction et de récits familiaux ce récit sensible prête à la mémoire du disparu le souffle d'une vie émouvante, singulière, au sein de la grande Histoire. Ce récit parle aussi des inquiétudes d'une mère et d'une famille juive dans l'Algérie des années 40. Dans un récit d'une rare puissance, l’auteur raconte la guerre de ce jeune homme et de ses amis, loin dans ce pays, la France, qu'ils ne connaissent que par les livres. Par le biais du roman, l’auteur donne une existence à cet homme qui mourra en libérant la France.

 

Nouvelles d'ados - Prix Clara

(RJ NOU)

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Le Prix Clara est un concours de nouvelles. Il s’adresse aux auteurs de moins de 18 ans au mois de septembre de l’année du concours. Il a été créé en mémoire de Clara, jeune fille morte à 13 ans d’une maladie cardiaque et qui rêvait d’écrire et de publier ses textes.

Pour cette neuvième édition, ce sont sept jeunes talentueuses plumes qui ont reçu leur diplôme des mains d'anciennes lauréates. Félicitations à Lucie Heiligenstein, 17 ans (Strasbourg), Anne-Lise Lafranche, 16 ans (Rennes), Tamara Raidt, 17 ans (Lyon), Louise Ravitsky, 17 ans (Montpellier), Elora Roudet, 17 ans (Bondoufle), Marie Semin , 17 ans (Bougival) et notre benjamine, Chimène Vanbremeersch, 13 ans (Malakoff).

Reflet des préoccupations et des espoirs d’une génération, ces nouvelles surprenantes nous invitent à suivre ces écrivains en herbe. Dévoilant une sensibilité à vif à travers des thématiques aussi diverses que la politique, la maladie, et le voyage, les nouvelles du Prix Clara ouvrent une fenêtre sur les rêves et les préoccupations des adolescents d'aujourd'hui. Amour, science-fiction, polar, témoignage, aventure : tous les genres sont explorés avec brio par ces jeunes, révélant ainsi leur intérêt et leur talent pour l’écriture. Ces nouvelles surprennent par leur fraîcheur, leur originalité, leur sincérité.

Au programme, une expérience par-delà la mort, une rencontre du troisième type avec un robot au grand cœur, ou le combat d’une jeune humanitaire contre Ebola. Drôles, mélancoliques, parfois violentes, ces adolescentes nous invitent à partager leurs préoccupations, leur regard tendre, amusé ou révolté sur l’actualité. Les sujets abordés ne sont pas facile : maltraitance, harcèlement, épidémie... Mais il y a toujours une lueur d'espoir. Chaque nouvelle a un style différent, son univers mais chaque fois ce fut une belle découverte.

 

Et pour finir les lecteurs vous proposent deux romans "hors thème" : 

 

Le Collier rouge 

Jean-Christophe Rufin  

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Dans une petite ville du Berry, écrasée par la chaleur de l'été, en 1919, un héros de la guerre est retenu prisonnier au fond d'une caserne déserte. Devant la porte, son chien tout cabossé aboie jour et nuit. Non loin de là, dans la campagne, une jeune femme usée par le travail de la terre, trop instruite cependant pour être une simple paysanne, attend et espère. Le juge qui arrive pour démêler cette affaire est un aristocrate dont la guerre a fait vaciller les principes. Trois personnages et, au milieu d'eux, un chien, qui détient la clef du drame... Plein de poésie et de vie, ce court récit, d'une fulgurante simplicité, est aussi un grand roman sur la fidélité. Être loyal à ses amis, se battre pour ceux qu'on aime, est une qualité que nous partageons avec les bêtes. Le propre de l'être humain n'est-il pas d'aller au-delà et de pouvoir aussi reconnaître le frère en celui qui vous combat ?

Au lendemain de la guerre, Morlac croupit dans une prison. Pourquoi ? Qu'a-t-il fait ? Et surtout, quel est le rôle de son chien qui aboie sans interruption depuis l'incarcération de son maître ?

Un livre touchant sur l'après-guerre, les "petites histoires" de l'Histoire et la fidélité. Rufin maître des mots, nous fait trembler à travers un rescapé de guerre. Un puzzle prend forme : un chien hurlant, un prisonnier muet, un juge compatissant et une femme mystérieuse. Malgré les menaces, notre soldat affronte sa sentence pour sauver sa dignité et ses croyances. C'est une réflexion passionnante sur l'absurdité de la guerre. Une histoire très attachante, très humaine, avec des implications subtiles, sans longueurs, sans pathos, sans détails scabreux. Un style très simple pour une histoire pas si simple dans ses implications. 

 

L'enfant des marges 

Franck Pavloff 

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Ioan, un photographe de renom, s’est retiré dans un mas des Cévennes après la mort accidentelle de son fils Simon. C’est là qu’il reçoit un appel de sa belle-fille qui lui signale la disparition de Valentin, son petit-fils parti pour Barcelone six mois plus tôt. Et celui qui vivait comme un reclus à consolider des murets en voie d’écroulement part à la recherche de cet adolescent qu’il connaît si peu. Ioan va arpenter tous les squats et autres lieux alternatifs que compte la capitale catalane, celle des marginaux, des révoltés, des sans-papiers, des artistes, des anarchistes, des mirages à la Gaudi avec sa Sagrada Familia en perpétuelle construction, des femmes engagées qui savent affronter l’amour comme la tragédie. Une ville où plane toujours l’ombre des combattants de la guerre civile. 

Dans une Barcelone étourdie par la crise, vibrante de toute l'énergie d'une jeunesse qui refuse le monde tel qu'il est, un homme part à la recherche de son petit-fils adolescent. Lui-même a tout quitté : sa solitude, la paix et l'oubli qu'il croyait avoir trouvés au fin fond des Cévennes. Et voici que dans la capitale catalane bruyante et révoltée, où plane l'ombre des combattants de 36, c'est sa propre histoire qu'il rencontre et dont il peut enfin se libérer.  L'écriture nous restitue une Barcelone et son ambiance fiévreuse, survoltée, avec ses marginaux, ses militants, sa violence, sa chaleur, son théâtre de rue, sa musique, ses trafics avec, en arrière-plan, l'ombre vivace de la guerre d'Espagne, ses plaies anciennes et ses cicatrices... 

Cet ouvrage est empreint d'amour, de poésie, de regrets, de descriptions imagées. Ce roman est coloré, libérateur, truffé de personnages hauts en couleur et attachants. Il s'agit d'une quête spirituelle belle et troublante qui se termine par une renaissance et une ode à la vie ! 

02.01.2016

Le Troc Cultures : des rencontres bimestrielles

 

Venez partager en toute simplicité, vos «coups de cœur» ou vos «coups de griffe » littéraires, cinématographiques, etc.

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- La première heure, nous échangerons nos avis sur des livres, des bandes dessinées, des disques, des films à partir d'un thème. Les documents sont à emprunter à l'accueil.


- La deuxième heure, chacun partagera ses lectures, ses découvertes musicales et/ou cinématographiques et confrontera ses points de vue, en toute convivialité.

 

Toutes les personnes, lectrices, lecteurs, mélomanes, cinéphiles ou cinéphages sont les bienvenus. Une belle occasion de partager ses coups de cœur ou de découvrir des œuvres à ne pas laisser passer.

 

Le Troc Cultures se réunira à 16h:

 

- le samedi 16 janvier

thème: Les Prix Littéraires 2015

 

- le samedi 12 mars

thème: L'Humour

 

- le samedi 21 mai

thème: Le Voyage

 

Inscription auprès de la médiathèque
05 63 76 85 85 / mediatheque@carmaux.fr / mediatheque.carmaux.fr

27.11.2015

Les coups de cœur du Club "Troc Cultures"

Les lecteurs du Club "Troc Cultures" vous proposent  deux romans, deux documentaires, et un DVD sur le thème du "bonheur" qu'ils ont appréciés:

 

La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules

Philippe Delerm  (R DEL)

la-premiere-gorgee-de-biere-et-autres-plaisirs-minuscules-3658723.jpgPhilippe Delerm nous raconte avec justesse et simplicité tous ces petits riens grappillés au bonheur : L'odeur des pommes, lire sur la plage, la nostalgie du dimanche soir ou encore le pull d'automne... Un peu de nostalgie, celle qui guide nos pensées sur les chemins de notre enfance, beaucoup de tendresse et voilà les petits plaisirs innocents de Delerm à la portée de tous...

 

Un petit livre pour s'évader le temps de quelques pages. Ce roman en livrant ces petits bonheurs apporte la sérénité. Quelle merveilleuse plume. Lire ce livre, c'est se détacher de toutes les contraintes, les considérations superflues du quotidien afin de ne garder que l'essentiel : une odeur, un son, une image, une sensation, une émotion...La vie est belle grâce aux "plaisirs minuscules". Un livre "gentil"... qui nous fait retomber dans notre tendre enfance. Des petits chapitres qui se lisent au rythme de chacun.

 

On ne voyait que le bonheur

Grégoire Delacourt  (R DEL) 

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A force d'estimer, d'indemniser la vie des autres, un assureur va s'intéresser à la valeur de la sienne et nous emmener dans les territoires les plus intimes de notre humanité. Construit en forme de triptyque, On ne voyait que le bonheur se déroule dans le nord de la France, puis sur la côte ouest du Mexique. Le dernier tableau s'affranchit de la géographie et nous plonge dans le monde dangereux de l'adolescence, qui abrite pourtant les plus grandes promesses. Antoine est marié et il a deux enfants. Il nous livre son enfance et le drame qui a fait éclater sa famille et qui va le marquer pour sa vie future. 

Livre magnifique, plein d'émotions, sur le manque d'amour et le pardon dans les familles. Peut-on pardonner à celui qui veut votre mort alors qu'il vous a donné la vie et qu'il vous aime plus que tout ? C'est fluide et très prenant, beau et triste à la fois. Grégoire Delacourt avec son écriture toute en finesse nous livre un cri à la vie : à ses bonheurs, à ses drames. Bouleversant. Ce livre vous prend aux tripes car il parle tellement bien de nous et de nos vies, qu'il en est sublime. Beaucoup d'émotions dans ce roman où on oscille entre espoirs et désespoirs, entre joies et blessures de l'enfance, jusqu'aux désillusions d'une vie d'adulte qui n'est pas celle que le narrateur, Antoine, avait espérée... Un roman surprenant ! bien écrit, des passages percutants, de l'humour aussi mais l'ensemble baigne dans la noirceur et la tristesse. Cet auteur écrit simplement sans effet de style et les chapitres sont courts.  Un vrai travail d’écriture, de construction: trois parties et une dimension émotionnelle qui va crescendo

 

Du bonheur - Un voyage philosophique  

Frédéric Lenoir (170 LEN) 

du_bonheur.jpgDepuis l’effondrement des grands idéaux collectifs qui entendaient faire le bonheur des sociétés, on s’intéresse surtout au bonheur individuel. Qu'entendons-nous par « bonheur » ? Dépend-il de nos gènes, de la chance, de notre sensibilité ? Est-ce un état durable ou une suite de plaisirs fugaces ? N’est-il que subjectif ? Faut-il le rechercher ? Peut-on le cultiver ? Souffrance et bonheur peuvent-ils coexister ? Une promenade stimulante en compagnie des grands sages d'Orient et d'Occident. Un cheminement vivant, ponctué d’exemples concrets et des dernières découvertes des neurosciences, pour nous aider à vivre mieux.

Frédéric Lenoir propose une trentaine de petites méditations illustrées par des exemples de la vie quotidienne et des références aux grands philosophes. Dans ce précieux guide de sagesse, Frédéric Lenoir défend aussi vigoureusement la thèse selon laquelle un bonheur véritable et durable est possible, fruit d’un travail sur soi. Il existe une définition philosophique profonde du bonheur qui rejoint toutes les sagesses du monde : le bonheur, c’est « aimer la vie ». L’art d’être heureux, c’est donc essentiellement apprendre à « lâcher prise », à transformer notre esprit et à développer notre « goût de vivre ».

Il défend la thèse selon laquelle un bonheur véritable et durable est possible, fruit d’un travail sur soi. Il existe une définition philosophique profonde du bonheur qui rejoint toutes les sagesses du monde. Lecture facile, donnant une autre image de la philosophie. Un très joli voyage philosophique qui nous permet à la fois de nous instruire mais aussi de nous interroger sur nos priorités. A travers des textes et des citations célèbres, philosophiques pour la plupart, l'auteur nous invite à notre propre questionnement. A nous de trouver les réponses en nous-mêmes et non pas à l'extérieur de nous... 

Ce livre nous explique comment de manière philosophique, on doit se comporter devant les difficultés, comment accepter les aléas de la vie et les échecs, comment regarder, aborder, observer, réfléchir sur le sens de l'existence.

 

LES CENT POEMES DU BONHEUR

Albine Novarino et Béatrice Mandopoulos  (808.81 CEN) poèmes.jpg

"Le Bonheur existe et j'y crois" disait Aragon aux heures sombres. Voici réunis cent poèmes qui lui donnent raison. Chacun d'entre eux est accompagné d'une présentation de l'auteur et d'une photographie en noir et blanc dans une mise en page originale et parsemée de pétales de fleurs.
D'un poème à l'autre, les auteurs révèlent un monde parfait où les charmes de la solitude croisent les douceurs de l'amitié, les mouvements de la mer, les emportements de la passion, le va-et-vient des saisons.
Par la grâce de leur talent, les poètes donnent une forme durable à ce trésor fugace dont on ne se rassasie jamais. Ce bonheur qui peut se lover dans de toutes petites choses et dont nous rêvons tous….

Un album joliment mis en page et illustré de photos, avec une notice biographique situant le poème dans les œuvres de l'auteur. Ces poèmes nous parlent des saisons, de lumière, de jardins d'été ou d'hiver, de liberté, de voyages, de sensations, d'enfance, de plages, de bois, d'amitié, d'amour. Prendre un instant ouvrir au hasard une page, lire un poème, c'est du bonheur. On y trouve VerlaineRimbaudBaudelaire et ApollinairePrévertRonsard et Hugo, ainsi que bien d'autres, parfois moins connus. 

 

Milarépa, la voie du bonheur

Chokling Neten  (réalisateur)   (DVD MIL)

milarepa.jpgMille ans après sa mort, l'histoire initiatique de Milarépa fait partie du patrimoine spirituel mondial. Tibet, 11ème siècle, originaire d'une famille de riches marchands, Milarépa mène une enfance privilégiée. Sur son lit de mort, le père confie la richesse familiale à son frère jusqu'à la majorité de Milarépa. Cependant, l'oncle s'arroge la fortune familiale et exploite la nouvelle misère de Milarépa, sa mère et sa jeune sœur, quasiment réduits en esclavage. Humiliée et désespérée, la mère projette de venger cette injustice en instrumentalisant son fils dévoué. Après avoir vendu son dernier champ, elle envoie Milarépa en apprentissage auprès du maître Yongten Trogyal afin qu'il l'initie à la magie noire. Aidé par les démons, il invoque un sortilège et détruit une partie du village, tuant une trentaine de personnes. Immédiatement, une foule en colère le poursuit. Pour échapper à une mort certaine, Milarépa trouve refuge auprès d'un vieux moine bouddhiste. Alors que la vengeance a rempli sa mère de joie, le sang sur les mains de Milarépa ne lui laisse plus de paix. C'est à ce moment qu'il reçoit le conseil qui changera le cours de sa vie : "Les ennemis naissent de ton esprit. Pour les vaincre, cesse les actions négatives, cultive les actions positives et maîtrise ton esprit..."

Toute imprégnée d'une atmosphère mystérieuse où la vie la plus quotidienne côtoie un surnaturel qui semble n'étonner personne, cette histoire nous transporte à la fois à travers le temps et l'espace. Une jolie surprise. Le film retrace avec simplicité la jeunesse de Milarépa un des plus grands maîtres du bouddhisme. La mise en scène comme le jeu des acteurs sont tout à fait convaincants et on s'attache au destin de Milarépa. Les paysages himalayens, grandioses, austères et magnifiques, nous font comprendre comment la spiritualité a pu naître chez ceux qui côtoyaient en permanence tant de beauté. 

 

03.11.2015

Rejoignez le club "Troc Cultures"

Le "Troc Cultures", qu’est ce que c’est ? 

 

Ce sont des rencontres en toute simplicité pour partager, vos «coups de cœur» ou vos «coups de griffes » littéraires, cinématographiques, etc.

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Elles sont organisées tous les 2 mois environ.

 

 

 

- La première heure, nous échangerons nos avis sur des livres, des bandes dessinées, des disques, des films à partir d'un thème choisi ensemble. Les documents sélectionnés sont à emprunter à l'accueil.


- La deuxième heure, chacun partagera ses lectures, ses découvertes musicales et/ou cinématographiques et confrontera ses points de vue, en toute convivialité.

 

Toutes les personnes, lectrices, lecteurs, mélomanes, cinéphiles ou cinéphages sont les bienvenus. Une belle occasion de partager ses coups de cœur ou de découvrir des œuvres à ne pas laisser passer.

 

 Prochaine rencontre:

 

Samedi 21 novembre à 16h

 

Le Thème: Le bonheur

 

 

   

Inscription et information auprès de la médiathèque
05 63 76 85 85 / mediatheque.carmaux.fr

 

03.10.2015

Une rencontre enrichissante et conviviale

La médiathèque de Carmaux en partenariat avec le Salon du livre de Gaillac, a proposé à ses lecteurs de rencontrer l'auteur espagnol Victor del Arbol, le Vendredi 2 Octobre de 17h à 19h

 

Il se définit comme un auteur de romans noir. Il vient d'obtenir pour son dernier roman "Toutes les vagues de l'océan", le Grand Prix de Littérature Policière étrangère 2015.

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Voici quelques exemples des échanges: 

 

Comment procédez-vous ?

 

Par exemple, pour mon dernier roman "Toutes les vagues de l'océan", je pars d’une question centrale, qui est ici celle de la liberté. Quelle est-elle ? Quel est le prix à payer ? Un temps introduit à un autre, il n’y a pas deux romans qui avancent en parallèle, mais une relation constante entre le présent et le passé. Tous les personnages viennent du passé, que je propose d’explorer plutôt que d’expliquer.

 

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Ecrivez-vous le livre dans la continuité ou procédez-vous par assemblage ?

J’écris comme on lit. Je commence dans le présent, et le présent fait que je me pose des questions en rapport avec le passé et la mémoire. 

 

Qu’est-ce qui vous vient en premier : l’histoire ou les personnages ? Est-ce qu’il arrive que des personnages naissent en cours d’écriture ?

 

Non. J’ai tous les personnages avant d’écrire. Le puzzle ne marche que si chaque pièce s’emboîte. Il n’y a pas lieu d’improviser. Les personnages ont une voix et un rôle concrets. On peut parler de leur personnalité, il n’y en a aucun qui soit un moyen. Je travaille sur la biographie de chacun. Tous ont une vie. J’ai besoin de les comprendre avant de les mettre en relation. Pour moi, le personnage est toujours plus important que l’histoire.  Je travaille sur les détails, je cherche la manière dont ils pourraient dire les choses de la façon la plus naturelle.

Vous écrivez de très gros romans…

 

L’aspect, la longueur importent peu. Ce qui compte, c’est d’emprunter le chemin qui convient. Le concept de roman total m’intéresse, le roman qui explique tout un monde. Je ne pense pas à la longueur, je pense à l’histoire, et je finis quand je finis.

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La rencontre s'est clôturée par une séance de dédicace.

 

Vous pouvez emprunter ou réserver ses trois romans à la médiathèque : RP ARB

ou le retrouver Samedi 3 et Dimanche 4 Octobre au salon du Livre de Gaillac

22.09.2015

Rappel : Rencontrez un auteur de Romans Policiers espagnol

Vendredi 2 Octobre à 17h

Médiathèque de Carmaux

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Víctor del Árbolné en 1968 à Barcelone, est un romancier espagnol, auteur de roman policier.

 

La parution en 2011 de La Tristesse du samouraï, traduit en une douzaine de langues et best-seller en France, lui apporte la notoriété. Pour ce roman, il remporte plusieurs distinctions, notamment le prix du polar européen en 2012.

 

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La tristesse du samouraï

 « Trois générations marquées au fer rouge par une femme infidèle. L'incartade a transformé les enfants en psychopathes, les victimes en bourreaux, le code d’honneur des samouraïs en un effroyable massacre. Et quelqu’un doit laver le péché originel. »

 

L'auteur nous plonge dans une intrigue particulièrement riche, se jouant sur deux époques de l'histoire espagnole séparées de 40 ans. L’enlèvement d’une enfant ayant pour lien un drame s’étant passé lors de la guerre civile espagnole. Une sombre histoire de vengeance, où l'on découvre comment les erreurs du passé se répercutent sur le présent, lors d'un voyage d'allers-retours entre les années 40 et 80 en Espagne. Brillant et tranchant comme le sabre...

Aussi tragique que passionnant, l’auteur nous offre là un chef d’œuvre : force et singularité des personnages, servis par une qualité d'écriture certaine.

 

C'est l'époque franquiste et post franquiste qui est restituée, avec ses jeux de pouvoir et de haine. Ce roman noir, plus qu'un thriller, est une grande réussite avec une composante historique intéressante.

 

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La maison des chagrins

 

« Eduardo tente de survivre dans un appartement sans âme, grâce à l’alcool et aux psychotropes que lui prescrit la psychiatre chargée de sa réinsertion. Il vient de purger une peine de prison pour le meurtre du chauffard qui a tué sa femme et sa fille, voilà quatorze ans. Peintre autrefois coté, il gagne sa vie en exécutant à la chaîne des portraits anonymes que sa galeriste place dans les grandes surfaces. Un jour, celle-ci lui transmet une bien étrange commande : une célèbre violoniste lui demande de réaliser le portrait de l’homme qui a tué son fils. Elle veut pouvoir déchiffrer sous les traits de l’homme les caractéristiques de l’assassin. Unis dans la même douleur, la commanditaire et l’artiste ouvrent bientôt la boîte de Pandore, déchaînant tous les démons qui s’y trouvaient enfouis. Le pinceau d’Eduardo met au jour une galerie d’êtres tourmentés, enfermés dans un drame qui a figé leur existence : un jeune Chinois androgyne qui fait commerce de son corps, un fils de combattant de l’OAS enrichi par le gaz et le pétrole d’Alger, un ex-agent de la police politique de Pinochet, un Arménien sans foi ni loi, une jeune fille abusée par l’amant de sa mère, un mercenaire soufi… »

 

Autant de personnages qui hantent la maison des chagrins, pris au piège d’une vengeance désespérée et d’un hasard qui n’est que l’autre nom du destin. Assemblant sous les yeux du lecteur les mille et une pièces d’un terrifiant puzzle, Víctor del Árbol signe un roman vertigineux de maîtrise, glaçant de noirceur et désarmant d’humanité.

La Maison des chagrins est vraiment un fabuleux et magnifique roman noir, porté par une écriture puissante, élégante et racée, ainsi que des personnages dont l'auteur dissèque la psychologie complexe. L'intrigue, en apparence simple, se révèle être en réalité une véritable construction.

 

Tout l'art de l'auteur est de créer des personnages, les faire vivre, nous les faire aimer ou détester. Une histoire sombre dénuée d'espoir. Un livre qui se lit avec beaucoup de plaisir où l'on s'enfonce dans la noirceur de ces âmes humaines qui composent un tableau complexe où tous les destins sont entrelacés, unis dans un même cauchemar. 

 

 

En ne dévoilant son ampleur, sa profondeur et ses multiples intrications que petit à petit, l’auteur offre un récit captivant. Au fil des rebondissements et des retournements de situation, le final est radicalement différent de l'image que l'on imaginait initialement.

 

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Toutes les vagues de l'océan

 

« Gonzalo Gil reçoit un message qui bouleverse son existence : sa sœur, de qui il est sans nouvelles depuis de nombreuses années, a mis fin à ses jours dans des circonstances tragiques. Et la police la soupçonne d'avoir auparavant assassiné un mafieux russe pour venger la mort de son jeune fils. Ce qui ne semble alors qu'un sombre règlement de comptes ouvre une voie tortueuse sur les secrets de l'histoire familiale et de la figure mythique du père, nimbée de non-dits et de silences. Cet homme idéaliste, parti servir la révolution dans la Russie stalinienne, a connu dans l'enfer de Nazino l'incarnation du mal absolu, avec l'implacable Igor, et de l'amour fou avec l'incandescente Irina. La violence des sentiments qui se font jour dans cette maudite «île aux cannibales» marque à jamais le destin des trois protagonistes et celui de leurs descendants. Révolution communiste, guerre civile espagnole, Seconde Guerre mondiale, c'est toujours du côté de la résistance, de la probité, de l'abnégation que ce parangon de vertu, mort à la fleur de l'âge, a traversé le siècle dernier. Sur fond de pression immobilière et de mafia russe, l'enquête qui s'ouvre aujourd'hui à Barcelone rebat les cartes du passé. La chance tant attendue, pour Gonzalo, d'ébranler la statue du commandeur, de connaître l'homme pour pouvoir enfin aimer le père. »

  

Toutes les vagues de l'océan déferlent dans cette admirable fresque d'un XXe siècle dantesque porteur de toutes les utopies et de toutes les abjections humaines. Une fresque dont le point de départ est l’idéalisme des jeunes communistes partis à Moscou avec une bourse d’étude pour aider la Russie à se développer et qui ont découvert l'horreur des régimes totalitaires. 3 personnages : Elias, Irina et Igor. Ils sont liés par la haine, le sang et le poids des secrets de famille qui rejailliront sur leurs descendants. De la Sibérie des années 30, à la corruption à Barcelone de nos jours, en passant par l'époque franquiste. Quand l'idéalisme se brise face à la nécessité de survivre. Haletant et rebondissant. Víctor del Árbol nous emporte dans une histoire ou les actes commis hier explosent sur la vie des descendants d'aujourd'hui. 

  

Vous pouvez emprunter ou réserver

ces trois romans à la médiathèque

RP ARB

02.09.2015

Venez rencontrer un auteur de Romans Policiers espagnol

Vendredi 2 Octobre à 17h

Médiathèque de Carmaux

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Víctor del Árbol, né en 1968 à Barcelone, est un romancier espagnol, auteur de roman policier.

 

La parution en 2011 de La Tristesse du samouraï, traduit en une douzaine de langues et best-seller en France, lui apporte la notoriété. Pour ce roman, il remporte plusieurs distinctions, notamment le prix du polar européen en 2012.

 

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La tristesse du samouraï

 « Trois générations marquées au fer rouge par une femme infidèle. L'incartade a transformé les enfants en psychopathes, les victimes en bourreaux, le code d’honneur des samouraïs en un effroyable massacre. Et quelqu’un doit laver le péché originel. »

 

L'auteur nous plonge dans une intrigue particulièrement riche, se jouant sur deux époques de l'histoire espagnole séparées de 40 ans. L’enlèvement d’une enfant ayant pour lien un drame s’étant passé lors de la guerre civile espagnole. Une sombre histoire de vengeance, où l'on découvre comment les erreurs du passé se répercutent sur le présent, lors d'un voyage d'allers-retours entre les années 40 et 80 en Espagne. Brillant et tranchant comme le sabre...

Aussi tragique que passionnant, l’auteur nous offre là un chef d’œuvre : force et singularité des personnages, servis par une qualité d'écriture certaine.

 

C'est l'époque franquiste et post franquiste qui est restituée, avec ses jeux de pouvoir et de haine. Ce roman noir, plus qu'un thriller, est une grande réussite avec une composante historique intéressante.

 

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La maison des chagrins

 

« Eduardo tente de survivre dans un appartement sans âme, grâce à l’alcool et aux psychotropes que lui prescrit la psychiatre chargée de sa réinsertion. Il vient de purger une peine de prison pour le meurtre du chauffard qui a tué sa femme et sa fille, voilà quatorze ans. Peintre autrefois coté, il gagne sa vie en exécutant à la chaîne des portraits anonymes que sa galeriste place dans les grandes surfaces. Un jour, celle-ci lui transmet une bien étrange commande : une célèbre violoniste lui demande de réaliser le portrait de l’homme qui a tué son fils. Elle veut pouvoir déchiffrer sous les traits de l’homme les caractéristiques de l’assassin. Unis dans la même douleur, la commanditaire et l’artiste ouvrent bientôt la boîte de Pandore, déchaînant tous les démons qui s’y trouvaient enfouis. Le pinceau d’Eduardo met au jour une galerie d’êtres tourmentés, enfermés dans un drame qui a figé leur existence : un jeune Chinois androgyne qui fait commerce de son corps, un fils de combattant de l’OAS enrichi par le gaz et le pétrole d’Alger, un ex-agent de la police politique de Pinochet, un Arménien sans foi ni loi, une jeune fille abusée par l’amant de sa mère, un mercenaire soufi… »

 

Autant de personnages qui hantent la maison des chagrins, pris au piège d’une vengeance désespérée et d’un hasard qui n’est que l’autre nom du destin. Assemblant sous les yeux du lecteur les mille et une pièces d’un terrifiant puzzle, Víctor del Árbol signe un roman vertigineux de maîtrise, glaçant de noirceur et désarmant d’humanité.

La Maison des chagrins est vraiment un fabuleux et magnifique roman noir, porté par une écriture puissante, élégante et racée, ainsi que des personnages dont l'auteur dissèque la psychologie complexe. L'intrigue, en apparence simple, se révèle être en réalité une véritable construction. En ne dévoilant son ampleur, sa profondeur et ses multiples intrications que petit à petit, l’auteur offre un récit captivant. Au fil des rebondissements et des retournements de situation, le final est radicalement différent de l'image que l'on imaginait initialement.

 

Tout l'art de l'auteur pour créer des personnages, les faire vivre, nous les faire aimer ou détester. Une histoire sombre dénuée d'espoir qui nous dévoile une véritable toile d'araignée qui se dévoile au fil des pages. Un livre qui se lit avec beaucoup de plaisir ou l'on s'enfonce dans la noirceur de ces âmes humaines qui composent un tableau complexe qui se dévoile au fil des pages ou tous les destins sont entrelacés, unis dans un même cauchemar. 

 

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Toutes les vagues de l'océan

 

« Gonzalo Gil reçoit un message qui bouleverse son existence : sa sœur, de qui il est sans nouvelles depuis de nombreuses années, a mis fin à ses jours dans des circonstances tragiques. Et la police la soupçonne d'avoir auparavant assassiné un mafieux russe pour venger la mort de son jeune fils. Ce qui ne semble alors qu'un sombre règlement de comptes ouvre une voie tortueuse sur les secrets de l'histoire familiale et de la figure mythique du père, nimbée de non-dits et de silences. Cet homme idéaliste, parti servir la révolution dans la Russie stalinienne, a connu dans l'enfer de Nazino l'incarnation du mal absolu, avec l'implacable Igor, et de l'amour fou avec l'incandescente Irina. La violence des sentiments qui se font jour dans cette maudite «île aux cannibales» marque à jamais le destin des trois protagonistes et celui de leurs descendants. Révolution communiste, guerre civile espagnole, Seconde Guerre mondiale, c'est toujours du côté de la résistance, de la probité, de l'abnégation que ce parangon de vertu, mort à la fleur de l'âge, a traversé le siècle dernier. Sur fond de pression immobilière et de mafia russe, l'enquête qui s'ouvre aujourd'hui à Barcelone rebat les cartes du passé. La chance tant attendue, pour Gonzalo, d'ébranler la statue du commandeur, de connaître l'homme pour pouvoir enfin aimer le père. »

  

Toutes les vagues de l'océan déferlent dans cette admirable fresque d'un XXe siècle dantesque porteur de toutes les utopies et de toutes les abjections humaines. Une fresque dont le point de départ est l’idéalisme des jeunes communistes partis à Moscou avec une bourse d’étude pour aider la Russie à se développer et qui ont découvert l'horreur des régimes totalitaires. 3 personnages : Elias, Irina et Igor. Ils sont liés par la haine, le sang et le poids des secrets de famille qui rejailliront sur leurs descendants. De la Sibérie des années 30, à la corruption à Barcelone de nos jours, en passant par l'époque franquiste. Quand l'idéalisme se brise face à la nécessité de survivre. Haletant et rebondissant. Víctor del Árbol nous emporte dans une histoire ou les actes commis hier explosent sur la vie des descendants d'aujourd'hui. 

  

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RP ARB

12.06.2015

Les coups de cœur du Club "Troc Cultures"

Les lecteurs du Club "Troc Cultures" vous proposent deux documentaires, une bande dessinée et trois DVD sur le thème de l'"écologie et la nature" qu'ils ont appréciés:

 

La part du colibri, L'espèce humaine face à son devenir

 Pierre Rabhi  (304.2 RAB)

la-part-du-colibri-337927.jpgPierre Rabhi appelle à « l’insurrection des consciences » pour fédérer ce que l’humanité a de meilleur et cesser de faire de notre planète-paradis un enfer de souffrances et de destructions. Initiateur de nombreuses actions au Nord comme au Sud vouées à l’écologie et à l’humanisme, il participe à l’indispensable conciliation de l’histoire humaine avec la réalité naturelle, seule garante de la survie de tous. Selon lui, la crise qui affecte la planète n’est pas structurelle, économique, écologique ou politique, mais avant tout profondément humaine. Il pense que notre modèle d’existence est erroné et qu’un nouveau paradigme replaçant l’humain et la nature au cœur de nos préoccupations - et l’économie, la technologie, la science à leur service - est indispensable et urgent. Après avoir mis sa propre vie en conformité avec ses convictions, il personnifie à travers ce texte l’homme public qu’il est devenu chemin faisant, en sensibilisant, en témoignant, mais aussi en incarnant les alternatives qu’il propose. 

Un petit texte de cet écologiste qui interpelle chacun d'entre nous à prendre conscience de l'importance de notre terre nourricière et à se diriger vers une sobriété heureuse. Une écriture accessible, une argumentation parfaite et précise qui nous amène à réfléchir sur notre relation à la nature. Cet ouvrage poétique et engagé, est très pertinent, il ouvre une porte vers notre conscience des choses, du monde. Un livre philosophique qui nous fait réfléchir sur le sens de notre vie sur terre. Il met aussi en lumière les impasses et les hypocrisies de nos sociétés.

 

Le compte à rebours a-t-il commencé ?

Albert Jacquard  (304.2 JAC)

le compte à rebours.jpgLongtemps, l'humanité a vécu en pensant qu'elle avait tout son temps, que le progrès n'en finirait pas de transformer le monde à son avantage, que les hommes seraient toujours plus performants, que l'on pouvait fabriquer indéfiniment des bombes nucléaires sans avoir à les utiliser et prélever à l'envi toutes les richesses de la planète sans jamais entamer son capital. Cette époque est révolue. Nous savons maintenant que le temps nous est compté et qu'à force de travailler contre nous-mêmes, nous risquons de fabriquer une Terre où aucun de nous ne voudra vivre. Dans ce livre qui ressemble à un avis de tempête, Albert Jacquard passe en revue les questions à propos desquelles il est urgent de procéder à une refonte complète de nos habitudes. Non, le pire n'est pas certain, mais nous devons nous hâter.

Un essai qui ressemble à un manuel d'écologie dont l'objectif est de faire prendre conscience au plus grand nombre qu'il faut changer certaines habitudes pour sauver la planète et préserver l'humanité : il faut que l'on révise tous nos raisonnements, réfléchir à un plan de développement compatible avec ce que la Terre nous propose. Il faut tenir compte dès maintenant des limites de la planète. La planète Terre survivra à l'homme, cependant que l'humanité ne survivra qu'à condition que l'homme parvienne à se raisonner et à abandonner le culte de la croissance et de la rentabilité. Albert Jacquart milite en faveur du développement des biens sans valeur marchande comme la recherche fondamentale, la lutte contre les maladies, la création artistique et enfin (et surtout) l'éducation. C’est l'école qui doit apprendre aux jeunes générations à préserver l'humanité, à partager les richesses et permettre aux futurs adultes d'être les premiers acteurs de ces nouveaux comportements.  Remplacer la recherche de domination par l'apprentissage du travail en équipe, bref, se battre pour les besoins collectifs plutôt que pour une accumulation de produits de consommations inutiles qui devient, à terme, suicidaire. C'est un cri d'alarme qui cherche à provoquer une prise de conscience individuelle. 

 

Auto bio, Intégrale

Cyril Pedrosa  (BD PED)

auto bio.jpgEncre aromatisée à la betterave, couverture en toile de jute tissée dans le Larzac, l'intégrale Autobio est 100% bio ! Avec humour, boboïtude et légèreté, Pedrosa pose une question essentielle : comment avoir un mode de vie responsable, en accord avec ses convictions écologistes ? Ça paraît simple comme ça... Mais c'est un véritable parcours du combattant ! Comment échapper aux OGM, pesticides, agents de synthèse et huile de palme ? Comment cuisiner cet étrange et inconnu cucurbitacée trouvé dans le panier de l'AMAP ? Comment se déplacer sans laisser une empreinte indélébile sur notre planète, ainsi qu'une culpabilité tenace !  

Cyril Pedrosa s’amuse de nos contradictions d’urbains écartelés entre consommation et protection de l’environnement.  Il n'est pas toujours facile de concilier ses convictions et ses actes au quotidien. Décapant. Sous forme de petites saynètes, Cyril Pedrosa nous livre les joies mais aussi les contraintes imposées pour garder chaque jour une vie accès sur la préservation de l'environnement. Intégralement drôle. Les difficultés hilarantes d'être écolo au quotidien. Une BD pleine d'autodérision qui fait rire. Elle témoigne parfaitement du sentiment écolo qui anime la plupart d'entre nous mais que l'on peine à mettre en œuvre jusqu'au bout ! L’auteur sensibilise et prend en dérision les comportements éco citoyens ainsi que certaines habitudes ou attitudes à éviter. 

 

Into the Wild -

Sean Penn  (réalisateur)   (DVD INT)

inspiré du roman de Jon Krakauer Voyage au bout de la solitude  (R KRA)

into the wild.jpgFraîchement diplômé, Chris McCandless (Emile Hirsch), 22 ans, est promis à un bel avenir. Cependant, sans prévenir sa famille, il décide de tout abandonner pour partir en Alaska, et retourner à la vie sauvage… En 1992, l’histoire vraie du jeune Chris McCandless et son issue tragique, ont ému l’Amérique et inspiré le journaliste et écrivain Jon Krakauer. Son livre, Into The Wild (paru en France sous le titre Voyage au bout de la solitude), s’est érigé en best-seller dès 1996 avant de séduire Sean Penn, cinéaste tout indiqué pour l’adapter au cinéma. Emballé par le portrait romantique de l’aventurier vagabond décrit par Jon Krakauer, Sean Penn y est resté fidèle et a tenu également à reconstituer le parcours de Chris de la manière la plus authentique possible (notamment en filmant sur les lieux exacts). Ce parti pris est probablement la raison de la réussite du film, qui ne verse jamais dans la fable new age pour bobos en mal d’aventure, mais tente de comprendre la démarche de ce jeune homme obstiné, en rupture avec la société, prêt à tout pour aller jusqu’au bout de son idéal et de lui-même. Voyage initiatique et road movie à travers l’Amérique, de la Georgie à l’Alaska en passant par la Louisiane, le Nouveau-Mexique ou l’Oregon, cette fresque émouvante et lumineuse, sublimement filmée par le chef opérateur français Eric Gautier, transporte littéralement et renvoie immanquablement au désir d’aventure et de liberté enfoui chez le spectateur. Le jeune Emile Hirsch (Les seigneurs de Dogtown), qui porte le film sur ses épaules, est formidable, à l’instar du reste de la distribution (Catherine Keener, Jena Malone, Kristen Stewart, Vince Vaughn, Hal Holbrook…) et de la musique en partie composée par Eddie Vedder de Pearl Jam. Into The Wild a reçu deux nominations aux Oscars 2008, pour le montage et la performance de Hal Holbrook.

Quand le poids de la société et du matérialisme devient trop lourd à porter. Une réflexion sur notre place dans la société actuelle, et sur l'essentiel dans nos vies...le tout avec de magnifiques images. L’histoire de ce jeune homme qui quitte tout pour vivre comme il l'entend jusqu'à repousser toutes les limites.  Hymne à la liberté et la nature le film transpire l'émotion à chaque minute, il est poétique, brillant et fait réfléchir. C’est inspiré d'une histoire vrai.  Ce film est réellement magnifique, des paysages sublime, une morale dure mais vrai ! Une épopée bouleversante, un film à part, une aventure intérieure lumineuse.

 

Le syndrome du Titanic

Nicolas Hulot  (réalisateur), Jean-Albert Lièvre  (réalisateur)   (DVD 363.7)

titanic.jpgCe film est davantage un appel à la raison et un acte politique qu'un documentaire sur la crise écologique. Nicolas Hulot nous fait part de ses doutes sur notre mode de développement, et sur les choix de société qui sont les nôtres. Ce n'est pas un sermon grandiloquent, ni une accusation vibrante. Nicolas Hulot a choisi de montrer un tableau très noir de l’état du monde. Mais, alors qu’on l’attendait plus sur une critique environnementale de la situation, il nous propose quelque chose de beaucoup plus sociétal et économique, en un mot axé sur le développement durable. 

 

C'est un film documentaire sur les hommes, un discours à la 1ère personne, un cri d'alarme, une réflexion pour que chacun prenne conscience du danger. Ce film est apocalyptique, il décrit le monde tel qu'il est, et l'absurdité de ce que les hommes en ont fait. On voit des images fortes pour un film choc, des images qui nous bouleversent. Ce film nous parle d'hommes et de la démesure, on voit l'immense pauvreté, et des riches qui en veulent toujours plus.  Il parle de crise écologique, énergétique, alimentaire, économique et financière. Ce film documentaire nous montre comment tous les problèmes sont liés et que pour sauver la planète il faudra prendre en compte tous les hommes, vivre plus simplement, créer des liens, revenir à plus de solidarité.

 

Solutions locales pour un désordre global

Coline Serreau  (réalisateur)  (DVD 304.2)

solutions.jpgColine Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans, à la rencontre de femmes et d'hommes de terrain qui expérimentent, un peu partout, avec succès, de nouveaux systèmes de production agricole, réparent les dégâts environnementaux, et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pour tous. #Les films d'alertes et catastrophistes ont été tournés. Ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu'il existe des solutions, faire entendre les réflexions des philosophes et économistes, qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s'est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. 

Avec ce film engagé proposant, à travers des reportages et des entretiens, des alternatives locales pour mieux consommer en respectant les hommes et la planète, l’auteur nous offre une formidable boîte à idées. Il est passionnant, très documenté, instructif et constructif. Des personnes concernées de près par l'agriculture exposent les graves problèmes liés à la production intensive. Avec beaucoup de pragmatisme, ces mêmes personnes démontrent comment l'agriculture sans pesticide est au moins aussi efficace avec des exemples et des idées constructives. Un très beau regard pour envisager un développement collectif où chacun est bien au-dessus des lois économiques que l'on subit de nos jours. Pour un bien être partagé et équilibré nécessaire pour la survie de notre planète.

 

Et pour finir les lecteurs vous proposent un roman "hors thème" : 

 

Nos étoiles contraires

John Green  (RJ GRE) ou (DVD NOS)

 

étoiles.jpgEntre rires et larmes, le destin bouleversant de deux adolescents touchés par la maladie. Plongez avec eux dans cette belle histoire d’amour qui les entraînera dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle mais surtout plein de vie. Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C'est là qu'elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d'Hazel, qui a peur de s'impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d'amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

 

Entre larmes et humour caustique, deux adolescents d'une lucidité à toute épreuve tombent amoureux malgré le destin funeste qui les attend. Un roman unique sur la Vie, la Mort et le Reste. Ce livre vous embarque dans l'univers de jeunes malades qui refusent d'être catalogués et d'inspirer la pitié. Une véritable perle entre humour noir et poésie.

29.05.2015

Troc Cultures: L'écologie et la nature

Samedi 6 Juin à 16h00

 

 

Venez partager en toute simplicité, vos «coups de cœur» ou vos «coups de griffe » littéraires, cinématographiques, etc.

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- La première heure, nous échangerons nos avis sur des livres, des bandes dessinées, des disques, des films à partir d'un thème : "L'écologie, la nature". Les documents sont à emprunter à l'accueil.


- La deuxième heure, chacun partagera ses lectures, ses découvertes musicales et/ou cinématographiques et confrontera ses points de vue, en toute convivialité.

 

Toutes les personnes, lectrices, lecteurs, mélomanes, cinéphiles ou cinéphages sont les bienvenus. Une belle occasion de partager ses coups de cœur ou de découvrir des œuvres à ne pas laisser passer.

 

Inscription auprès de la médiathèque
05 63 76 85 85 / mediatheque@carmaux.fr / mediatheque.carmaux.fr

23.04.2015

Les coups de cœur du Club "Troc Cultures"

Les lecteurs du Club "Troc Cultures" vous proposent quatre romans, deux bandes dessinées et un DVD sur le thème les "Secrets de famille" qu'ils ont appréciés:

 

Eux sur la photo de  Hélène Gestern  (R GES) (déjà chroniqué dans ce blog)

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Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Ses indices : deux noms et une photographie retrouvée dans des papiers de famille qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu’Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père. 

Commence alors une longue correspondance, parsemée d’indices, d’abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu’on leur avait dit. Et leurs découvertes, inattendues, questionnent à leur tour le regard qu’ils portaient sur leur famille, leur enfance, leur propre vie. 

 

Lorsqu'une enquête familiale réveille des sentiments et des secrets inattendus... Ce roman suave, dont le point de départ se résume à une photographie retrouvée par hasard, est délicatement écrit. Hélène part à la recherche de ses racines loin de présager de la rencontre qui l'attend...

Partie à la recherche du passé de sa mère, la narratrice va rencontrer l'amour. Un roman que l'on lit d'une traite tant on s'attache aux personnages évoqués grâce aux photographies. Une écriture fine et élégante qui vous plonge dans une jolie romance à l'ancienne. 

Belle réussite que ce premier roman semé de descriptions photographiques en tête de chaque chapitre. Cela nous permet de faire, de façon tout à fait originale, un va et vient entre passé et présent. Un roman superbement écrit, émouvant sur les secrets de famille et leurs conséquences, sur la quête de la vérité, sur l'amour, le partage, l'attente et sur la particularité de la photographie, à savoir qu'elle nous aide à fixer la mémoire tant personnelle qu'historique. Une belle écriture, beaucoup d'originalité dans ce récit où secret, souffrance mais aussi amour et passion s'entremêlent. La construction du livre, autant que le récit servent cette très belle histoire à la fois nostalgique, sensible et pleine d'humanité. On le lit comme une enquête policière. Le style semi-épistolaire se prête à une délicate écriture et les personnages sont attachants. Le style d'écriture est très agréable à lire, le mode de déroulement de l'intrigue par le biais de cette correspondance et de la description d'une photo en tête de chaque chapitre est très original.

 

Le retour de Robert Goddard (R GOD)

 

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Cornouailles, 1981. Chris Napier revient pour la première fois depuis des années à Tredower House, le domaine familial, acquis entre les deux guerres par son grand-oncle Joshua, pour assister au mariage de sa nièce. Au beau milieu de la cérémonie, Nick Lanyon, l'ami d'enfance de Chris, fait irruption et annonce, à la surprise de tous, que son père, Michael Lanyon, exécuté pour avoir commandité le meurtre de Joshua en 1947, était innocent. Il en a la preuve. Le lendemain, on retrouve Nick pendu. Par fidélité envers son ami, et pour dissiper des silences et des zones d'ombre qui depuis trop longtemps hantent sa famille, Chris décide de faire la lumière sur l'assassinat de son grand-oncle. Mais il y a des secrets qu'il est parfois bon de laisser en sommeil et Chris est loin de se douter des dangers qu'il encourt en exposant ainsi la légende familiale à la lumière de la vérité.

Une nouvelle saga familiale à l’épaisseur romanesque exceptionnelle. Avec une intrigue toujours aussi palpitante, aux multiples coups de théâtre, et une profonde empathie pour ses personnages, l’auteur revient ici à son thème de prédilection : comment les secrets de famille influent sur les générations suivantes. 

L'intrigue est complexe et la vérité difficile à accepter. Un suspens réussi par un écrivain spécialiste du genre. Histoires de famille complexes et inattendues. Livre bien construit avec une vraie intrigue. L’auteur vous porte avec beaucoup de finesse à travers l'énigme d'une vie.

 

L'étrange disparition d'Esme Lennox de  Maggie O'Farrell 

 (R OFA) 

 

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À Edimbourg, l'asile de Cauldstone ferme ses portes. Après soixante ans d'enfermement, Esme Lennox va retrouver le monde extérieur. Avec comme seule guide Iris, sa petite-nièce, qui n'avait jamais entendu parler d'elle jusque-là. Pour quelle étrange raison Esme a-t-elle disparu de la mémoire familiale ? Quelle tragédie a pu conduire à son internement, à seize ans à peine ?

Toutes ces années, les mêmes souvenirs ont hanté Esme : la douceur de son enfance en Inde, le choc de son arrivée en Ecosse, le froid, les règles de la haute bourgeoisie et, soudain, l'exclusion... Comment sa propre soeur, Kitty, a-t-elle pu cacher son existence à ses proches ? Et pourquoi Iris se reconnaît-elle tant dans Esme ? Peu à peu, de paroles confuses en pensées refoulées, vont resurgir les terribles drames d'une vie volée...

 

Entre l'Inde et l'Ecosse, des années 1930 à nos jours, l'histoire déchirante d'une femme enfermée, rejetée de la société et oubliée des siens. Un roman d'une beauté troublante, où s'entremêlent des voix aussi profondes qu'élégantes pour évoquer le poids des conventions sociales et la complexité des liens familiaux, de l'amour à la trahison.

Ce roman est une pure merveille ! J'ai été accrochée au destin de cette jeune femme hors du commun. Qu'aurais-je fait à sa place. Dans quel état d'âme? J'ai été émue et si touchée par cette écriture. Merci à cet auteur qui nous offre un roman qui sort vraiment de l'ordinaire.

Un livre vraiment bien construit, l'intrigue est très bien ficelée on ne s'attend vraiment pas au dénouement final que pour une fois je n'ai pas trouvé décevant du tout.

 

 

Rien ne s'oppose à la nuit  de Delphine de Vigan (R VIG)

 

9782709635790-G.jpgDelphine de Vigan nous raconte l'histoire de sa famille à travers le portrait de sa mère, une femme avec des hauts et des bas et des épisodes psychotiques. Un récit poignant où l'auteur relate l'histoire de sa famille et surtout celle de sa mère, Lucile, atteinte de troubles bipolaires. La vie de la mère de l'auteure est retracée pour essayer de comprendre sa maladie mentale et finalement son suicide. 

 

Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force. Un témoignage très touchant, à la fois sensible et pudique. Un récit captivant, grâce au talent narratif confirmé de l'auteur. Captivant et empreint d'amour, les hauts et les bas de cette famille nous émeuvent, nous troublent, nous font nous questionner sur les relations familiales... Un bel hommage réussi ! Portrait d'une femme fragile et sensible...inoubliable.

Un récit intimiste, écrit avec une grande pudeur qui nous plonge dans une histoire familiale remplie de tragédies et de non-dits.  Un livre maîtrisé de bout en bout, qui ne laisse pas indifférent. C'est à la fois une recherche sur ses racines et une découverte sur sa mère.

C’est très bien écrit, tout en finesse. La première partie est formidablement racontée et passionnante, la deuxième plus dure et plus laborieuse, la troisième donne toute sa dimension à ce livre profond et attachant.

 

Les vieux fourneaux   Tome 1 Ceux qui restent de Paul Cauuet (Dessinateur), Wilfrid Lupano (Scénario)  (BD LUP 1) 

 

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Trois septuagénaires, amis d’enfance, se lancent dans un road-movie rocambolesque vers la Toscane.

Explications : Antoine vient d’enterrer sa femme et apprend qu’elle l’a trompé, il y a 40 ans, et avec le patron ! Son âme de cégétiste en prend un coup et il décide de commettre un crime passionnel rétroactif. Pierrot, chef de bande d’anars aveugles (ni yeux, ni maître !), Mimile et Sophie feront tout pour l’en empêcher…

 

Un petit chef d'œuvre du 9ème art à découvrir !  Les souvenirs refont surface, bons et moins bons. Drôle, irrévérencieux mais aussi nostalgique et émouvant avec des personnages hauts en couleur.

Voici un BD plein d'humour, qui nous renvoie un regard de petit vieux aigris avec l'envie de vivre. Beaucoup d'humour, des personnages atypiques sans tomber dans la caricature, un scénario original, qui sait faire cohabiter scènes muettes et dialogues percutants, et un dessin efficace. Que du bonheur ! Comédie sociale grinçante et décalée, Lupano et Cauuet nous offrent un petit bijou d'humour. Personnages attachants et justes, leurs trois pépères vont vous embarquer sur la route avec eux. Une histoire originale, des dialogues extraordinaires, un dessin clair et lumineux... Le dessin est très enlevé, juste et fourmille de clins d’œil. Enfin, les dialogues sont délicieux et le scénario nous sert quelques belles surprises.

 

Ouessantines de Nicoby (Dessinateur), Patrick Weber (Scénario) (BD WEB)

 

couvouessantines-772x1024.jpgSoizic, une jeune femme au caractère bien trempé, décide de changer de vie et d'ouvrir une maison d'hôtes sur l'île d'Ouessant, en Bretagne. Mais c'est bien connu : Ouessant se mérite. La vie y est rude et les locaux n'ont pas vraiment le sens de l'accueil avec les gens "du continent" excepté Marie, une vieille dame qui semble avoir pris Soizic en affection. Quelques mois après son arrivée, alors que Soizic commence à s'acclimater à sa nouvelle vie, les Ouessantins apprennent une terrible nouvelle : Marie a été retrouvée pendue ! Mentionnée dans son testament, la jeune femme va se retrouver mêlée malgré elle à des secrets troubles de l'île...

 

Un roman graphique prenant, aux personnages attachants, le tout dans un cadre d'exception au parfum du bout du monde. Une signature singulière sur le thème du secret et du rejet, une BD féministe et féminine. Une agréable lecture de détente, dans le style "roman de terroir".

 

Je vais bien, ne t'en fais pas de Philippe Lioret (réalisateur)  (DVD JEV) 

 

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A son retour d'Espagne, où elle passait ses vacances d'été, Lili (Mélanie Laurent) découvre que Loïc, son frère jumeau, a quitté la maison familiale après une dispute avec son père.  Loïc ne lui donnant pas de nouvelles, Lili finit par se persuader qu'il lui est arrivé quelque chose. Alarmée par son silence, la jeune fille imagine le pire et, par désespoir, cesse de s'alimenter. Son anorexie force les médecins à la garder en isolement à l'hôpital jusqu'au jour où elle reçoit une carte postale de Loïc... Elle part à sa recherche. Ce qu'elle va découvrir dépasse l'entendement. adapté d'un roman d'Olivier Adam.

 

Mélanie Laurent illumine littéralement ce film noir, profondément humain. On salue  la justesse de l'ensemble des comédiens (mention spéciale à Julien Boisselier et Isabelle Renauld), indissociables de la réussite de ce thriller intimiste à suspense. Philippe Lioret parvient à nouveau à émouvoir avec une histoire de gens ordinaires. Sensible, intense et captivant, le film ne parle que d'amour. Un petit bijou ! 

L'histoire de la culpabilité d'un père, joué par un Kad Merad brillant de justesse. Une bande musicale originale magnifique, un rythme doucement agréable jusqu'à un dénouement surprenant, touchant et émouvant. La musique est incroyable. Un film bouleversant sur les rapports humains servi par des acteurs remarquables.

Autour d'un scénario brillamment construit, d'une bande originale d'une qualité exceptionnelle et d'acteurs sensationnels, on se prend tant à rire, plus souvent à pleurer, mais surtout à être émerveillé par cette histoire au suspense omniprésent. Les mots y sont très porteurs, les silences significatifs et bien placés. Beaucoup d'émotions, et de sensations sont transmises aux spectateurs, on en ressort à la fois bouleversé et heureux devant cette belle illustration de l'humanité. 

 

Et pour finir les lecteurs vous proposent un roman "hors thème" : 

 

Les évaporés de Thomas B. Reverdy (R REV)

 

91982739_o.jpgA San Francisco, Richard B est contacté par son ancien amour, Yukiko. Celle-ci sollicite le détective privé pour l'aider à retrouver son père. Tous deux partent au Japon... Ce roman suit quatre personnages en parallèle : Richard B, Yukiko, son père Kaze, et Akaïnu, un enfant des rues dont la famille a disparu dans un tsunami.

Reverdy nous fait traverser le Japon contemporain à travers l'histoire d'un "évaporé", un homme ayant tout quitté pour éviter le déshonneur à sa famille, et sa fille, partie à sa recherche en compagnie de Richard B., détective américain.

Une écriture fluide et juste, délicate et poétique. Reverdy nous offre un autre regard sur le Japon. Il a un sens de la narration hypnotisant qui fait qu'on ne peut lâcher ce livre. Laissez-vous envoûter...Un roman qui se lit comme un polar et très dépaysant ! Ce livre montre une réalité de la vie au Japon qui est méconnue, avec beaucoup d’informations. Au final on se rend compte que l'on ne connaît pas vraiment les gens que nous côtoyons, les proches deviennent soudain des inconnus. Les événements qui se sont produits au Japon nous laissent perplexes. L'écriture est délicate, sensible, et me semble-t-il appropriée. Bien documenté, le roman nous fait découvrir un Japon peu connu de nous. Le contexte est original.

 

28.03.2015

Troc cultures: Secrets de famille

Samedi 11 avril à 16h00

 

 

Venez partager en toute simplicité, vos «coups de cœur» ou vos «coups de griffe » littéraires, cinématographiques, etc.

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- La première heure, nous échangerons nos avis sur des livres, des bandes dessinées, des disques, des films à partir d'un thème : "Les Secrets de famille". Les documents sont à emprunter à l'accueil.


- La deuxième heure, chacun partagera ses lectures, ses découvertes musicales et/ou cinématographiques et confrontera ses points de vue, en toute convivialité.

 

Toutes les personnes, lectrices, lecteurs, mélomanes, cinéphiles ou cinéphages sont les bienvenus. Une belle occasion de partager ses coups de cœur ou de découvrir des œuvres à ne pas laisser passer.

 

Inscription auprès de la médiathèque
05 63 76 85 85 / mediatheque@carmaux.fr / mediatheque.carmaux.fr

05.03.2015

Les coups de cœur du Club "Troc Cultures"

Les lecteurs du Club "Troc Cultures" vous proposent deux romans, un témoignage, une bande dessinée et trois DVD sur le thème de l'"évolution de la condition des femmes dans le monde" qu'ils ont appréciés:

 

 

Mille soleils splendides de Khaled Hosseini ( R HOS)

mille-soleils-splendides-46243-120-200.jpgMême avant l’arrivée des talibans au pouvoir, la vie des femmes en Afghanistan ne ressemblait pas à un paradis. Aux yeux de son mari et de tous les hommes, Mariam est une fautive : elle n’a pas eu de fils ! L’arrivée d’une deuxième épouse, dix-huit ans après son propre mariage, lui ouvre bientôt une fenêtre sur l’espoir. Auront-elles le cran de fuir leur despote ? Khaled Hosseini prend appui sur ce sujet romanesque pour critiquer la société afghane enfermée dans un carcan traditionaliste.

 

 

 

Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l'histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s'entremêlent, un chant d'amour poignant à une terre sacrifiée et à une ville : Kaboul.

Forcée d'épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l'arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D'abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l'Afghanistan.

L'auteur revisite l'histoire de l'Afghanistan de 1960 à nos jours, des guerres incessantes à la tyrannie des Talibans. Ce livre est très instructif au niveau historique et humain. L'histoire est très attachante, cruelle mais tellement plein d'amour.  Les paysages décrits sont magnifiques.Les émotions sont fortes, colères, désespoir avec un sentiment d'injustice. Il y a malgré tout une lueur d'espoir, l'auteur évoque le souci permanent de ces mères pour l'éducation des enfants et un désir d'émancipation des filles pour plus de liberté. 

 

Les Orchidées rouges de Shanghai de Juliette Morillot (R MOR) 

 

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En 1937, Sangmi a quatorze ans lorsque son destin bascule à la sortie de l'école. Enlevée par des soldats japonais, elle est embarquée avec des dizaines d'autres Coréennes à destination de la Mandchourie. Enrôlée de force dans l'unité des " femmes de réconfort ", elle connaîtra l'enfer des maisons closes que l'armée nippone a installées dans l'Asie à feu et à sang. Une force de caractère hors du commun, l'espoir de retrouver la trace d'un père français inconnu et une merveilleuse et impossible passion pour un officier japonais permettent à Sangmi de résister à sa terrible destinée.

 

 

Un puissant témoignage de la Corée sous la domination des Japonais. L'auteur, spécialiste de la Corée, met en scène des moments très durs, révélant une facette très noire du Japon impérialiste de la première moitié du XXème siècle. Un livre très dur et magnifiquement raconté. Il nous plonge dans une atmosphère sombre mais réaliste.La laideur du sort de ces femmes est d'une noirceur étouffante. Un livre sur les méfaits de la guerre à lire pour le devoir de mémoire.

 

Moi, Malala, Je lutte pour l'éducation et je résiste aux talibans de Malala Yousafzai  (B 371.822 YOU)

  

téléchargement.jpgLorsque les talibans ont pris le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, une toute jeune fille a élevé la voix. Refusant l’ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme, Malala Yousafzai résolut de se battre pour continuer d’aller à l’école. Son courage faillit lui coûter la vie.
Le 9 octobre 2012, alors qu’elle n’avait que quinze ans, elle fut grièvement blessée par un taliban dans un car scolaire. Cet attentat censé la faire taire n’a que renforcé sa conviction dans son combat, entamé dans sa vallée natale pour la conduire jusque dans l’enceinte des Nations unies. À seize ans à peine, Malala Yousafzai est la nouvelle incarnation mondiale de la protestation pacifique et la plus jeune candidate de l’histoire au prix Nobel de la paix.


Moi, Malala est le récit bouleversant d’une famille exilée à cause du terrorisme ; d’un père qui envers et contre tout a fondé des écoles ; de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l’ont encouragée à s’instruire, à écrire, à dénoncer l’insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l’accès au savoir.

Cela donne un éclairage objectif sur la situation dramatique au Pakistan.On apprend, très clairement, les bases de la religion musulmane et l'historique des actes de terrorisme dans ces régions. Ce témoignage est un appel au courage, à ne pas renoncer et se battre pour ses convictions. Beaucoup d'humanisme dans cette biographie magnifique qui ne peut laisser indifférent.

La simplicité du style, et l'emploi de la première personne ajoutent encore à l'émotion qui se dégage de l'ensemble de l'ouvrage. Les descriptions sont faites avec réalisme et pudeur. Elles rendent bien cette opposition entre un « avant talibans » – où les journées ordinaires étaient rythmées par une insouciance, témoin du bonheur de la population – et un « après talibans » qui a laissé place à l'embrigadement aveugle, la mort, la violence, mais aussi l'incompréhension, la désolation et la dissension.

Emplies de délicatesse et de psychologie, ces lignes portent en elles un formidable espoir : celui de retrouver, grâce à une sagesse collective, le bonheur de vivre ensemble.

 

En chemin elle rencontre..., Les artistes se mobilisent contre la violence faite aux femmes

de Collectif (Dessinateur) (BD MOI)

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La violence faite aux femmes dénoncée avec  des illustrations, des témoignages, des bandes dessinées: Viol comme arme de guerre - l'excision - le mariage forcé - la traite en vue de la prostitution.

La richesse de l'ouvrage réside dans la diversité des styles des illustrateurs. Il faut aussi souligner l'originalité des récits.

Un album poignant, qui a le courage de révéler, au travers de témoignages et de fictions, la réalité des calvaires endurés par des êtres humains, simplement parce qu'elles sont femmes.

Des témoignages personnels ou le fruit de leurs enquêtes, ces dessins permettent de dénoncer mais surtout d'informer.

Un bel ouvrage, prenant aux tripes, qui veut mettre en lumière ces témoignages et réveiller les consciences.

Cette BD écrite et dessinée avec finesse est tantôt drôle, dure, émouvante, grinçante. Le ton y est toujours sincère et l'illustration de qualité. L'implication de tous les artistes est remarquable.

 

 Louise Wimmer de Cyril Mennegun (DVD LOU)

19956789.jpgAprès une séparation douloureuse, Louise Wimmer a laissé sa vie d’avant loin derrière elle. A la veille de ses cinquante ans, elle vit dans sa voiture et a pour seul but de trouver un appartement et de repartir de zéro. Armée de sa voiture et de la voix de Nina Simone, elle veut tout faire pour reconquérir sa vie.

A l'écoute de Nina Simone, notre  héroïne Louise, bientôt 50 ans, veut reconquérir sa vie, repartir à zéro. Première fiction d'un documentariste et 1er grand rôle bouleversant de Corinne Masiero. Loin du mélo un cri de révolte, élégant, pudique et juste. On pense à Cassavetes, les frères Dardenne...

 

Un film sensible, juste et poignant sur la précarité d'une femme qui, à 50 ans, vit dans sa voiture. L'histoire ne tombe jamais dans le pathos. L'actrice y est remarquable.

 

Ce film est réalisé avec une telle pudeur qu'on est emporté par sa justesse et qu'on en sort bouleversé et fasciné par le jeu de l'actrice Corine Masiero.

Un film fort pour un sujet fort. J'ai aimé le style dépouillé de ce film pour raconter la tranche de vie d'une femme tombée dans la précarité. J'ai apprécié le choix de cette actrice avec son physique de femme de la rue, choisie sans critère commercial et qui rend son rôle encore plus crédible. 

Louise W. c'est l'histoire d'un combat pour s'en sortir, un combat pour la dignité, un combat pour la vie tout simplement. Ne pas subir la fatalité.

 

Fleur du désert de Sherry Hormann (DVD FLE)

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Waris est issue d’une famille de nomades somaliens qui a fui son pays à treize ans pour devenir, après mille péripéties, un des plus grands top-model internationaux. Ce film émouvant et grave, sans tabous, adapté d’une histoire vraie, retrace ce singulier destin.

WARIS DIRIE (LIYA KEBEDE) est une jeune somalienne ayant fui sa famille et son pays pour cause de mariage forcé. Elle quitte donc sa campagne pour rejoindre Londres. 

Le film expose la pratique de l'excision à travers la vie de ce top model ayant subi cette pratique. Un témoignage émouvant rempli de pudeur et de vérité. Un film fort dont on sort remué.

Elle montre sa souffrance et son combat contre la coutume de l'excision qui la mènera à L'ONU à NEW YORK pour défendre toutes les petites filles victimes et ainsi protéger les futures générations. Un témoignage poignant de vérité.

 

The Magdalene sisters de Peter Mullan (DVD MAG)

 

51AHT01GVHL.jpgThe Magdalene sisters s'inspire de l'histoire de milliers de femmes rejetées par leur famille et livrées à l'Eglise. Déclarées "filles perdues", incarcérées sans avoir commis de méfait, elles étaient pauvres, orphelines, victimes de viol, parfois "fille-mères".

Les Magdalene homes ont été créés en Irlande au XIXe siècle. Ils doivent leur nom à Marie-Madeleine, une pécheresse devenue sainte-femme après s'être repentie aux pieds de Jésus qui la laissa les lui laver.

 


A l'aube du XXe siècle, ces institutions sont reprises par l'Eglise, placées sous la direction des Sœurs de la Miséricorde, à la discipline de fer, et transformées en laveries. Les pensionnaires y travaillent sans rémunération dix heures par jour, sept jours sur sept, coupées du monde, lavant le linge des hôtels, des universités et autres établissements.Grâce à la puissance du clergé, ces institutions sont maintenues jusque dans les années 70. Il faudra cependant attendre 1996 pour que le dernier de ces couvents-prisons soit fermé.

Ce film est horriblement magnifique.Il représente le quotidien de jeunes filles enfermées contre leur gré pour des "crimes" commis. Pour la plupart, ces jeunes filles ont donné naissance à des enfants hors mariage, ont été violées ou sont simplement jugées comme étant trop jolies.Les actrices jouent toutes très bien, l'ambiance du film est maîtrisée. Une histoire terrible mais vraiment un bon film. Ce film est dérangeant, il fait réfléchir.

 

Et pour finir les lecteurs vous proposent un roman "hors thème"

  

Dans la mer, il y a des crocodiles , L'histoire vraie d'Enaiatollah Akbari de Fabio Geda  (en commande)

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Dix ans, ou peut-être onze. Enaiat ne connaît pas son âge, mais il sait déjà qu'il est condamné à mort. Etre Hazara, une ethnie haïe en Afghanistan par les Pachtounes et les talibans, est son seul crime. Pour le protéger, sa mère l'abandonne de l'autre côté de la frontière, au Pakistan. Commence alors pour ce bonhomme " pas plus haut qu'une chèvre " un périple de cinq ans pour rejoindre l'Italie en passant par l'Iran, la Turquie et la Grèce. Louer ses services contre un bol de soupe, passer les frontières dissimulé dans le double-fond d'un camion, braver la mer en canot pneumatique, voilà son quotidien. Un quotidien où la débrouille le dispute à la peur, l'entraide à la brutalité. Mais comme tous ceux qui témoignent de l'insoutenable, c'est sans amertume, avec une tranquille objectivité et pas mal d'ironie, qu'il raconte les étapes de ce voyage insensé.

Fabio Géda, journaliste, nous livre l'histoire d'Enaiat, membre de l’ethnie afghane Azara, persécutée par les Pachtounes et les Talibans. Les hommes étant systématiquement tués, sa mère décide de lui sauver la vie en l'abandonnant au Pakistan. Livré à lui-même, le petit garçon suit un parcours incroyable.Un périple qui le conduira de l’Afghanistan à l'Italie avec un chemin jonché d’embûches, mais toujours ce courage, cette envie d'avancer, ce refus d'abandonner. Une leçon de vie...

La valeur littéraire, la plume de l'auteur et l'intelligence pétillante du jeune garçon se conjuguent pour donner au texte sa grâce, sa poésie, ses traits d'humour. Malgré les souffrances et les douleurs, c'est un livre de l'espoir et de réussite. Un conte de fée tragique et magique. Une écriture simple et extra efficace, permet de découvrir un univers inconnu, triste et néanmoins plein d'espoir.

 

21.02.2015

Prochain Troc Cultures

Rappel

Prochain "Troc Cultures " :

L'évolution de la condition des femmes dans le monde

Samedi 28 février à 16h00

Venez partager avec nous vos coups de coeur, discuter sur ce thème, découvrir des auteurs, des témoignages...

 

14.02.2015

Troc Cultures : "L'évolution de la condition des femmes dans le monde"

Pour partager en toute simplicité, ses « coups de cœur » ou ses « coups de griffe » littéraires, cinématographiques, etc.

Au programme :
- La première heure, ils échangeront leurs avis sur des livres, des bandes dessinées, des disques, des films à partir d'un thème : "L'évolution de la condition des femmes dans le monde"
- La deuxième heure, chacun partagera ses lectures, ses découvertes musicales et/ou cinématographiques et confrontera ses points de vue, en toute convivialité.

Toutes les personnes, lectrices, lecteurs, mélomanes, cinéphiles ou cinéphages sont les bienvenus. Une belle occasion de partager ses coups de cœur ou de découvrir des œuvres à ne pas laisser passer.

Inscription auprès de la médiathèque
05 63 76 85 85 / mediatheque@carmaux.fr / mediatheque.carmaux.fr

20.12.2014

Les coups de cœur du Club "Troc Cultures"

Les lecteurs du Club "Troc Cultures" vous proposent un roman et deux DVD sur le thème de la "Gourmandise" qu'ils ont appréciés :

 

Biographie de la faim d'Amélie Nothomb  (R NOT)

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L'auteur évoque dans ce livre son féroce appétit, elle nous dévoile ses passions, elle est curieuse de tout ! Elle a faim d'apprendre, de découvrir, de sucre, de livres, de films, de grands espaces, de voyages, des autres. Elle aborde le récit de son enfance et de son adolescence avec plein d'humour. Elle parle de ses différents voyages dans de nombreux pays ( Japon - Chine - Etats-Unis - Bangladesh - Népal - Birmanie - Laos) et des populations rencontrées. Amélie Nothomb est une dévoreuse de vie, une gourmande.

 

Elle explique la Faim ainsi : "La Faim c'est vouloir, l'affamée est quelqu'un qui cherche" 

 

The LunchBox de Ritesh Batra  (DVD LUN)

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A travers cette romance indienne, ce film nous fait découvrir la vie quotidienne en Inde. Derrière des sentiments très humains, une réalité urbaine violente est dévoilée. Les parfums de la cuisine indienne, exotique, colorée, épicée contrastent avec Bombay, grande ville surpeuplée, bruyante où la misère et la solitude sont très présentes.

 

Ce film nous questionne sur l'amour, l'amitié, la solitude, la solidarité, la faim de nourriture et de l'autre. Ce film est une gourmandise, une délicieuse romance piquante et sucrée. Une correspondance s'établit entre une femme au foyer solitaire et un homme taciturne par le biais d'une LunchBox. Ils apprennent à se connaître au travers des questions, des confidences.

 

 Les Beignets de tomates vertes de Jon Avnet (DVD BEI)

 

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Ce film se déroule aux Etats-Unis en Alabama de 1929 à nos jours. Une vieille dame raconte ses souvenirs de jeunesse, elle parle de la ségrégation raciale, de la condition des femmes. Adapté du roman des "Beignets de tomates vertes" de Fannie Flag, le film est plus poétique et drôle, laissant de côté les passages plus sombres du livre.  

La vieille dame raconte l'histoire de deux jeunes femmes en marge qui ouvrent un restaurant, elles recherchent plus de liberté et résistent à la violence des blancs. 

 Il est question des bienfaits de l'amitié, de la générosité, de tolérance et de bienveillance. Ces quatre femmes se ressemblent, le récit du passé et du présent nous montrent les difficultés que rencontrent ces femmes, la lutte permanente qu'elles doivent mener pour vivre, être reconnues et aimées. 

  

Et pour finir les lecteurs vous proposent un roman "hors thème" : 

 

 Les Années douces de Kawakami Hiromi (MAN TAN)

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Un professeur et son élève se rencontrent dans une vie simple, banale mais chaleureuse. Les deux personnages partagent les mêmes plaisirs gourmets et les verres de saké. L'auteur dévoile leur cheminement vers un amour véritable. D'un charme délicieux ce livre laisse un goût nostalgique.  Un livre simple et délicat. Les deux personnages nous font découvrir à petit pas les traditions du Japon. Il est question de respect de soi, des autres.